L’arnaque aux « dépanneurs pirates » fait rage sur les routes, les victimes perdent gros

La rédaction
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L'arnaque aux « dépanneurs pirates » fait rage sur les routes, les victimes perdent gros
L'arnaque aux « dépanneurs pirates » fait rage sur les routes, les victimes perdent gros !-© iStock

Plus de 3000 euros de préjudice pour cette victime de l’arnaque à la dépanneuse sur la voie rapide. Il faut redoubler de vigilance sur les routes, notamment à l’heure où beaucoup d’automobilistes prennent le volant pour partir s’octroyer une pause bien méritée. Les arnaqueurs ne se feront pas prier pour se faire des victimes.

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L’arnaque aux « dépanneurs pirates » fait rage sur les routes, les victimes perdent gros

On parle de « dépanneurs pirates« . Il s’agit bel et bien de vraies entreprises mais dont les pratiques s’avèrent malhonnêtes.

Elles « repèrent les pannes » grâce aux applications routières où les conducteurs peuvent signaler une voiture à l’arrêt sur les routes.

Elles surgissent ensuite de nulle part « sans être appelés par l’assistance »

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« Dès l’instant où le véhicule en panne apparait sur le logiciel, ils arrivent et se font passer pour le dépanneur ou l’assurance ou la police », explique à tf1info, Luc Le Baron, professionnel agréé, victime au quotidien de cette concurrence déloyale.

« Ils profitent de la détresse du client »

« Ces gens-là profitent un peu de la détresse du client« , poursuit le vice-président de la branche dépannage du syndicat professionnel Mobilians.

Cette arnaque coûte très cher aux victimes. Ces dernières déboursent jusqu’à 2 à 3 fois plus cher. Certains ont reçu la note très salée de plus de 3000 euros.

Dylan en a d’ailleurs fait les frais quelques jours plus tôt. Il était tombé en panne sur une voie rapide. À peine, il n’ait eu le temps de raccrocher avec son assurance que l’assistance pointait déjà son nez.

Dylan n’a pas eu le reflèxe de vérifier l’identité du dépanneur. Ce n’est qu’une fois son véhicule remorqué qu’il s’était rendu compte avoir été berné.

La prise en charge s’élévait à 282 €, alors que l’assurance lui avait signifié que ça allait être gratuit. Le dépanneur n’était pas donc celui mandaté par son assurance.

Comment s’en prémunir ?

La seule façon de se prémunir de ce type d’arnaque, c’est de toujours « vérifier les informations communiquées par l’assurance ». Elles vous parviennent généralement par texto.

Méfiez-vous également « des camions, sans aucune inscription, nom ou numéro de téléphone ». Il s’agit fort probablement de ces entreprises malhonnêtes.

Un mode opératoire qui varie…

Leur mode opératoire n’est d’ailleurs pas toujours le même. En rentrant de son travail près de Brunoy (Essonne), une aide-soignante de 48 ans a eu un pneu crevé.

« Je n’avais pas de roue de secours dans mon coffre, donc j’ai appelé mon mari pour qu’il m’en ramène une et qu’on la change », Raconte-t-elle au Parisien.

Garée sur le bas-côté, elle attendait donc l’arrivée de son compagnon avant qu’une dépanneuse ne débarque et met tout en place pour le remorquer.

« Je lui ai dit que je n’avais pas besoin de dépanneuse et que mon mari arrivait », relate la victime. « Il m’explique alors qu’il a été contacté par la police, qui lui aurait dit que ma voiture gênait et qu’il fallait l’évacuer au plus vite ».

Mais en vérité, aucun policier n’était passé à hauteur de sa voiture puisqu’elle n’y était là qu’une dizaine de minutes. Le dépanneur a été tellement insistant qu’elle s’est finalement fait avoir.

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