Cette erreur de France Travail qui plombe les finances des jeunes retraités

La rédaction
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Cette erreur de France Travail qui plombe les finances des jeunes retraités
Cette erreur de France Travail qui plombe les finances des jeunes retraités !-© Shutterstock

Des dizaines de milliers d’euros de perdus pour ces jeunes retraités à cause de France Travail. De quoi plomber leur trésorerie ! On vous explique tout dans les prochaines lignes de ce nouvel article.

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Cette erreur de France Travail qui plombe les finances des jeunes retraités

Cette situation « critique » affecte notamment les anciens chômeurs devenus depuis retraités.

A cause d’un mauvais calcul lié à un dysfonctionnement technique entre France Travail et la Carsat (Caisse d’assurance retraite et de santé au travail), certains retraités ( particulièrement les demandeurs d’emploi en 2023) seront contraints de rembourser « des années de versement à tort de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) ».

Comme souligné par le médiateur national de l’organisme dans son rapport annuel 2023, France Travail demanderait des comptes à chacun des principaux intéressés.

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Toujours selon le rapport, ces trop-perçus vont « de 5 000 à 100 000 euros et plus ».

« Une portée nationale » !

Si le nombre précis de retraités touchés n’a pas été indiqué, le médiateur a toutefois fait part que ce dysfonctionnement a une « portée nationale ». Cette erreur de calcul s’est « étendue progressivement à toutes les régions ».

« Ce bug généralisé comme expliqué dans les colonnes de tf1info, remonte à 2022, date à laquelle les données de la Carsat, portant sur la date prévisionnelle de la retraite « à taux plein » de ces chômeurs, ont été embarquées dans le système de Pôle emploi ».

Comment cette situation a-t-elle été possible ?

Lorsqu’un chômeur atteint l’âge pour percevoir une pension sans décote (qui est de 67 ans), le versement de l’ARE est interrompu pour laisser place « à la retraite à taux plein réglée par la Carsat ».

« Ces données (en question) sont entrées en conflit avec celles détenues par Pôle emploi et ont remis en cause des dates de départ en retraite », l’arrêtant ainsi à 65 ans, détaille Jean-Louis Walter.

Des dizaines de milliers d’euros d’économies pouvant s’évaporer pour les principaux concernés.

Voilà qui a engendré ces « trop-perçus (s’étalant) pour des mois, voire des années » pour des montants allant « des dizaines de milliers d’euros ».

« La cause principale de ce décalage tient au fait que les agences avaient pour pratique de retenir un simple relevé de carrière fourni par les demandeurs d’emploi pour enregistrer la date prévisionnelle de leur retraite à taux plein, au lieu d’exiger le justificatif officiel délivré par les Carsat intitulé ‘Chômage indemnisé : régularisation de carrière‘ », est-il relayé sur tf1info.

Le médiateur a révélé avoir envoyé « une note d’alerte au directeur général de Pôle emploi » depuis août 2023.

« Depuis, ajoute-t-il, Pôle emploi a saisi la Caisse nationale d’assurance vieillesse afin qu’un travail en commun puisse s’engager entre les équipes dans l’objectif de définir ensemble un mode opératoire national opposable aux deux réseaux et d’assurer une communication coordonnée vers les Carsat ».

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