Au Portugal, une chanson sauve la génération précaire

Article publié le 4 mars 2011
Article publié le 4 mars 2011

« Parva que sou » (« que je peux être idiot »), a réalisé un petit miracle au Portugal. La chanson du groupe Deolinda faisait déjà parler d’elle depuis un mois sur la toile et en concert, avec ses paroles qui collent à l’ère (précaire) du temps : « J'appartiens à une génération privée de salaire ... et je me demande quel est ce monde débile, où pour devenir esclave, il faut avoir étudié », se lamente la chanteuse Ana Bacalhau. Les députés portugais viennent de voter une loi pour mettre fin aux stages non-rémunérés. La presse portugaise y voit une réaction au débat soulevé par la chanson. Sans aucun doute, il y avait des députés dans les gradins des concerts de Deolinda.