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Multikulti on the ground
Vienne et le multiculturalisme : alors on danse
Selon la très distinguée Worldwide Quality of Living Survey, c’est la première ville du monde en termes de qualité de vie ainsi que l’une des plus vertes d’Europe. Mais en ce qui concerne le multiculturalisme, Vienne est largué. Complet. De ses rues, ses bâtiments, ses coutumes, suintent un impressionnant héritage impérial qui, couplé avec une stricte politique migratoire, font de cette ville l’une des capitales les plus corsetées. L’extrême-droite dont le principal bras politique appelé paradoxalement Parti Autrichien de la Liberté (FPÖ), constitue la deuxième force politique du pays, a obtenu 27,2% des voix lors des dernières élections municipales de 2010. Cafebabel.com dans son impérieuse mission de vérifier de façon empirique le statu-quo, a envoyé 4 journalistes sur le terrain qui ont constaté que, finalement, pas mal de personnes luttent pour l’intégration des minorités les plus discriminées. Bref, une manière de dire, en dansant et en chantant, qu’il reste 79% d’électeurs autrichiens qui ne votent pas extrême-droite. (Photo: (cc) Nathan F./flickr)
Multiculturalisme à Athènes : l’intégration atone
La capitale grecque s’étend dans une cuvette entourée par quatre montagnes. Athènes, produit d’une immigration interne, où les Jeux Olympiques de 2004 furent sans doute une des apogées de son histoire récente. Pourtant, même pas une décennie plus tard, la ville a été scellée dans une camisole de force dont elle n’avait même pas soupçonné l’existence. L’immigration est un phénomène qui dure depuis deux décennies, et qui zone désormais de manière inconfortable dans le quartier touristique mais pauvre de la ville. En tant que membre de l’Union européenne, le pays doit jongler avec de nombreuses demandes d’asile et ses propres minorités ethniques. Les éléments semblent pourtant converger pour annoncer le temps de l’intégration : prenez la notoriété des séries télévisées turques, les danseurs de rue bulgares et albanais, et la volonté – qui n’est pas sans obstacles – de créer une mosquée dans la capitale européenne. Au bout du compte, Athènes à d’autres problèmes à régler, et Athènes n’est pas la Grèce. Voici les pulsations ressenties dans ce climat multiculturel à quelques semaines avant les élections législatives du 6 mai (Photo : ©AlicePopkorn/ flickr/ alicepopkorn.de/)
Séville : le multiculturalisme avec les yeux d'hier
Là où l’intégration reste un challenge, le football – cette fois dans sa version féminine – semble être un outil idéal pour la culture sud-américaine et ses dribbles culturels. Cette socialisation, cependant, concerne seulement les plus chanceux qui, malgré la crise économique et les répercussions du crash immobilier espagnol, continuent de vivre à Séville comme si de rien n’était. D’autres ont décidé de partir ou de compter sur la force de leur couple. Finissant péniblement leurs fins de mois, ils vivent selon la tradition de leurs pays d’origine. Mais Séville est une ville enracinée dans ses coutumes andalouses. Nous l’avons par exemple perçu à travers la cuisine. Le mode de vie sévillan est resté le même pendant des années, sauf peut-être en ce qui concerne le milieu de la musique qui a fait de l’ombre au flamenco au profit du hip-hop. Cafebabel présente : Séville et son multiculturalisme, c’est Séville et ses cultures multiples qui dansent sur des rythmes différents. (Photo (cc) Jiuck /flickr)
Copenhague : le multiculturalisme habillé pour l’hiver
Malgré le froid hivernal de Copenhague, les jeunes hipsters se sont déshabillés pour que l’on puisse analyser la provenance de leurs fringues si caractéristiques. La Chine, le Bangladesh et la Turquie conditionnent bel et bien le look de la jeunesse copenhagoise. Et le multiculturalisme est imprimé dans cette société comme il est sur les étiquettes des vêtements : en petits caractères. Par exemple, il faut une loupe pour voir que le cinéma groenlandais reste un art de niche dans un pays qui compte pourtant une importante minorité issue du Groenland. A la périphérie de la capitale, de nombreux réfugiés du Moyen-Orient vivent, dans l’oubli, à l’ombre du centre d’hébergement de Sandholm. Même les hippies de la commune de Christiania se sont repliés contre l’envahisseur. Des évènements tels que le 11 septembre ou le tapage médiatique sur les caricatures de Mahomet ont dessiné une coalition politique assurée par les libéraux et les conservateurs qui ont peu à peu instauré des politiques d’immigration strictes jusqu’à ce qu’un nouveau gouvernement social-démocrate ne voit le jour. Le proclamé « peuple le plus heureux du monde » peut-il se relaxer ou les minorités de poches danoise doivent-elles encore s’inquiéter de leur étiquette ? (Photo : (cc) LarsDaniel/ Esben Bøg/ Flickr)
Vilnius, multiculturalisme et compagnie, c'était leur seule Lituanie
Comment mesurer le degré de multiculturalisme dans une capitale européenne ? Personne n'a dit qu'il était simple de résoudre une inconnue, d'autant plus quand il s'agit de Vilnius, un mois de décembre, où le froid est tel qu'il peut même geler le cerveau de celui qui ne l'utilise pas. 4 journalistes et un photographe de cafebabel.com ont en tout cas accepté le défi et suivi les traces du multiculturalisme lituanien, jour et nuit. Ils les ont suivies dans un camp rom, au sein d'une université biélorusse en exil, dans les bars et dans les rues. Et ils ont pu constater que Vilnius était non seulement la capitale d'un pays à l'histoire fascinante mais aussi que cette histoire avait été créée par les Lituaniens, les Russes, les Polonais où par tout ceux capables de résister au froid boréal. Mais un froid « chaleureux » parce que nous arrivons déjà au second arrêt de notre « Multikulti » : Vilnius. (Photo: (cc) Severin Sadjina/flickr)
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Multiculturalisme en Italie : une Rome ambrée
L’Italie est-elle raciste ? C’est la question posée par les médias européens dont certains n’hésitent pas à titrer sur une vague de racisme meurtrier. A la veille du meurtre de deux Sénégalais à Florence, les journaux s’enflamment. cafebabel.com n’est pas de ceux-là. Les quatre journalistes et le photographe, envoyés spéciaux à Rome, ont préféré parler de l’empreinte multiculturelle d’une nation qui compte désormais 5,4 millions d’immigrés issus de pays non membres de l’UE. Bien sûr, tout n’est pas rose. Comme ces Roms qui luttent encore pour un avenir décent ou ces Italiens qui fuient un territoire en perte d’identité. Mais les immigrés de seconde génération sont conscients du rôle civique qu’ils peuvent apporter. Et il existe, au cœur de Rome, sur la Piazza Vittorio, un épicentre multiculturel, exemple d’un véritable « melting pot ». Alors au delà des faits-divers, cafebabel.com vous propose un cocktail de Rome ambrée au travers duquel il est préférable d’embrasser « l’autre » plutôt que d’attiser la haine via des titres racoleurs. (Photo ©Ehsan Maleki)
