Style de vie

Ski low-cost en Pologne

Article publié le 25 février 2009
Article publié le 25 février 2009
Accueil de plus en plus luxueux, prix hyper compétitifs et 150 jours de neige par an : dans les Sudètes en Pologne, la station de ski de Zieleniec attire de nombreux touristes occidentaux.

Piotr Machalik, prof de ski à Zieleniec, a beaucoup d’élèves venus de l’étranger. Il délivre donc ses leçons en anglais ou en allemand, en plus du polonais. « Nous enseignons la technique assez rapidement », affirme-t-il. Une heure de cours avec Piotr et hop, un skieur échauffé est prêt à dévaler la pente avec assurance. « Faire du snowboard est un peu plus difficile », poursuit le prof fin connaisseur. Pour cela, il recommande du temps et une heure de cours individuel à 15 euros.

Proche des stations thermales de Zakopane et Szczyrk, Zieleniec est une des stations de sports d’hiver polonaises les plus connues de la chaîne de montagnes des Sudètes. Plus de 20 remontées mécaniques et des pistes illuminées qui fonctionnent à plein 150 jours par an. Dans cette région, c’est simple, on peut skier de novembre à avril pour 40 euros par personne et par jour, une heure de cours inclue.

(Szymon Nitka/flickr)

Sur le versant autrichien

Dans le magasin de location de matériel de ski de Janek Fąk, la porte d’entrée ne se ferme quasiment jamais. « Nous avons de 50 à 60 clients chaque jour », se réjouit le propriétaire. L’homme robuste au visage rouge est debout derrière le comptoir et sert les clients. Ils peuvent louer des skis ou une planche de surf pour dix à douze euros par jour. Ignazio Arena se prépare tout juste à repartir. Cet Italien de Berlin est déjà venu trois fois à Zieleniec cette saison. En effet, depuis Berlin, il n’y a que 450 kilomètres jusqu’au domaine skiable et comme il le dit : « On y est donc rapidement ». « On pense généralement que le ski en Pologne est moins cher mais que le cadre est moins beau qu’en Autriche. Pourtant, il y a de quoi satisfaire tout le monde, même les skieurs professionnels », constate Ignazio.

« Pourtant, il y a de quoi satisfaire tout le monde, même les skieurs professionnels »

Le domaine offre même des prestations santé et beauté. Des attractions qui bien sûr restent un luxe pour la plupart des Polonais. Grażyna Pierzchała de Breslau vient à Zieleniec pour la première fois : « Pour trois personnes, j’ai payé en tout 300 Zlotys pour une heure, environ 75 euros sans forfait. L’équipement est certes compris, mais pour moi c’est beaucoup d’argent. » Beklem Pranti qui est Londonien voit les choses autrement : « Je suis allé skier deux fois en Autriche. Mais c’est bien mieux ici que là-bas, s’enthousiasme-t-il. Tout est relativement peu cher. » Cependant une chose manque à la petite famille Pranti : « En Autriche ou même en Italie, il y a surtout bien plus de possibilités pour les enfants, note Elizabeth, l’épouse de Monsieur Pranti. Ici, je laisse simplement mes enfants pour six heures à l’école de ski. S’ils n’ont plus envie de skier, alors ils vont à la garderie. »

Choucroute et charcuterie

(Ainunau/flickr)Après le ski, de nombreux bars, restaurants et bistrots d’hôtels vous invitent à venir vous réchauffer. Maja Kamyczek sert beaucoup de Japonais, de Coréens et d’Allemands ces derniers temps. Ils commandent souvent des soupes revigorantes et du vin chaud. Dans les refuges, on peut avoir un déjeuner complet à partir de quatre euros. Les touristes trouvent de quoi se loger directement à Zieleniec ou bien dans les lieux alentours. A environ sept kilomètres, à Duszniki Zdrój, c’est un peu plus désert que dans le centre. Des chambres avec vue sur les montagnes coûtent environ huit euros.

Duszniki Zdrój est situé dans une vallée creusée par une rivière de montagne. Le petit lieu thermal se trouve dans un coin pittoresque du cirque de Ziemia Kłodzka, abrité entre les chaînes des montagnes Bystrzyckie et Orlicky. A quelques 700 mètres d’altitude, il y a une auberge de jeunesse avec près de 70 places. Avec son propre sac de couchage, on peut dormir là pour environ quatre euros par personne dans une chambre de deux à six personnes. Zdzisław Kędzierski, le gérant, invite à déguster le bigos polonais, un plat à base de choucroute et de charcuterie, souvent proposé pour les fêtes de fin d’année, et des dusznickie (des chaussons de cabillaud généralement servis avec une sauce au citron) faits maisons.

L’auteur de cet article, Katarzyna Tuszynska, est membre du réseau de rédacteurs n-ost.