Style de vie

Qui mange du lion au petit-déjeuner?

Article publié le 2 octobre 2009
Article publié le 2 octobre 2009
Sur le pouce ou en banquet, le petit-déj, il ne faut pas le manquer. Les politiciens montrent l'exemple. Thé ou café ?

« On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs… »

Alors que Barack Obama devenait président des Etats-Unis, Berlusconi s’employait à une tâche beaucoup plus triviale, celle de servir le petit-déjeuner à l’escort-girl Patrizia D’Addario. « Thé ou café ? », lui demandait-il. Cette question, la belle s’est empressée de l’enregistrer. Bien lui en a pris, car ce moment a été pour elle aussi important que la déclaration sur l’honneur d’Obama. Elle a laissé une telle impression sur le premier ministre qu’on a vite fait d’elle une candidate aux élections locales.

Alors que l’extravagante orgie offerte par Poutine à Obama en juin 2009 était destinée à vaincre les effets du décalage horaire, la presse en a parlé comme d’un « petit-déjeuner russe typique » : un buffet d’esturgeons fumés, de pancakes, d'œufs au caviar, de beignets de caille, suivi de glace nappée de sauce à la cerise. Mais le plus complexe était encore le thé. On a fait bouillir l’eau dans le « samovar », la théière traditionnelle, tandis qu’un serveur attifé du costume national complet attisait les charbons ardents à l’aide d’une chaussure en cuir. Rituel un peu contraignant, s’il faut le faire tous les jours !

Avec un petit remontant

Quand il s’agit du premier ministre britannique Gordon Brown, le petit déjeuner est un thème encore plus délicat. Le Telegraph, le Mirror et le Daily Mail ont de concert qualifié sa façon de gouverner de « dog’s breakfast », autrement dit de vrai gâchis. Une expression qui, comme Brown, vient de Glasgow, là où l’on se spécialise dans les omelettes au petit déjeuner, tout juste bonnes à jeter aux chiens si elles sont ratées. Mais « on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs… »

Je lui fais toujours le même petit-déjeuner… »

La chancelière Angela Merkel mène une vie plus rangée et préparait encore le petit déjeuner de son mari en 2006. C’est en tout cas ce qu’elle racontait au tabloïd Bild : « Je lui fais toujours le même petit-déjeuner… » En allemand, le premier repas de la journée est désigné par le mot « frühstück » qui veut dire « morceau matinal ». Il comprend forcément des « brötchen », petits pains variés, du thé ou du café, une assiette de charcuterie (avec des saucisses) et du fromage. Le muesli a la cote, comme les yaourts et le jus de fruit. Mais attention, en Allemagne, on est à cheval sur la cuisson des œufs : à la coque, œuf dur ou demi-dur… ce n’est pas pareil. Enfin, si Angie a l’humeur à la fête (ce qui devrait être le cas vus les résultats des dernières élections), elle pourra accompagner ce repas essentiel d’un verre de vin blanc pétillant, le « Sekt ». Petit déjeuner qu’on appellera alors traditionnellement un « sekfrühstück ». Hips !

Les véritables pancakes

(fotopakismo/flickr)3 œufs 30 gr de beurre 30 cl de lait 300g de farine 1/2 sachet de levure chimique 90 gr de sucre 1 sachet de sucre vanillé 1 pincée de sel 2 cuillerées à café de rhum

Dans un saladier mettre la farine, le sucre, le sucre vanillé, le sel et la levure et faire un puis. Séparez les blancs des jaunes, monter les blancs en neige et faire ramollir le beurre. Ajoutez 150 ml de lait très progressivement ainsi que les jaunes d'œufs pour que tout soit bien mélangé et battre fortement pour éviter les grumeaux. Une fois la pate homogène, rajoutez doucement en remuant les autres 150 ml de lait et le beurre fondu et froid puis incorporez délicatement les blancs montés en neige, puis ajouter l'alcool si vous souhaitez en mettre. Votre pate est prête, épaisse et très aérée. Mettre au frais 30 à 40 minutes. Après ce temps d'attente vous pouvez enfin faire vos pancakes ! Chauffez et graissez une poêle avec un peu de beurre ou d'huile. Déposez une petite louche de pâte dans la poêle. Dès qu'une multitude de petites bulles apparaissent à la surface vous pouvez retourner le pancake.