Style de vie

Meet My Hood : Nantes

Article publié le 4 novembre 2017
Article publié le 4 novembre 2017

Élue capitale verte européenne en 2013, la « cité des Ducs » attire de plus en plus d’étudiants. Principalement, pour 3 raisons : culture jeune, espaces verts et qualité de vie. Plongée dans une ville où les Parisiens aussi, commencent à se réfugier.

Nantes figure au top du palmarès des villes estudiantines. Une surprise ? Pas vraiment. Sur les 290.130 habitants, plus de 10% sont des étudiants. Et Josh, 20 ans, en fait partie. Dans le cadre du programme Erasmus, le jeune anglais a choisi la capitale de la Loire-Atlantique. Assez facilement, puisque Josh s’est laissé convaincre  en parcourant simplement des photos de la ville  « via Google Images », explique-t-il en éclatant de rire. Désormais, Josh se lève tous les matins et prend le tram direction campus Tertre, à dix minutes du centre ville. Le jeune homme entame une troisième année de français et de philosophie, études qu’il a entreprises deux ans auparavant à l’université d’Édimbourg. Mais Nantes n’attire pas seulement les étudiants étrangers. Selon une enquête de Cadre emploi, Nantes est troisième au classement des villes où les cadres parisiens seraient prêts à s'installer, quitte à voir leur salaire baisser (derrière Bordeaux et Lyon).

Le dynamisme économique de la ville à part, c’est l’aspect « bobo » qui constitue son nouvel atout touristique. Une ligne verte a d’ailleurs été tracée le long du centre ville pour guider les touristes vers les plus beaux monuments. C’est en la suivant que Josh a découvert un de ses endroits préférés, le château du Duc de Bretagne, classé patrimoine historique en France. « J’aime particulièrement le Jardin des plantes, le Café cinéma et les pubs irlandais tels que le John McByrn », souligne le Londonien. Le centre de Nantes reste fortement marqué par cette influence anglo-saxonne. Dernier rempart du commerce des esclaves en France, (il y est pratiqué jusqu’à 1831, année de promulgation de la loi interdisant la traite négrière, ndlr), la ville fonde en mars 2012 un monument Mémorial de l’abolition de l’esclavage, témoignage d’une mémoire assumée. « Mais sans être dans l’excuse pour autant », commente Josh.

Assurant autrefois son développement grâce à la Loire et au grand port maritime les choses ont bien changé depuis. 25 000 nouveaux habitants sont venus peupler Nantes en dix ans. « Elle va continuer à changer, en devenant de plus en plus métropolitaine », affirmait son ancien maire Jean-Marc Ayrault à propos de sa ville, qui est aujourd’hui en France celle qui investit le plus dans le développement de son patrimoine végétal. Selon l’Observatoire des villes vertes, elle consacre en moyenne 135 euros par an et par habitant à l’entretien et à l’aménagement de ses espaces verts, soit trois fois plus que la moyenne nationale (46,50 euros). Une ville très « eco-friendly » selon Josh, qui estime l’impact des arbres et des plantes sur le moral des Nantais, « même inconsciemment » poursuit-il.

Surnommée « Petite-Amazonie », la Cité des Ducs investit en 2016 plus de 17 millions d’euros dans la création de nouveaux espaces de respiration, devenant par la même occasion le seul site naturel d’Europe existant en plein centre ville.

Le mot des voisins

Combien ça coûte ?

Les gens

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Les bonnes adresses 

Café du Cinéma, 8 Rue des Carmélites

O Bocal, boutique , 3 rue de l'hôtel de Ville

Totum, cantine bio, 11 Quai Turenne 

Play it green, boutique des vêtements, 23 rue des Moulins

Lieu Unique, atelier artistique, Quai Ferdinand Favre Quai Ferdinand-Favre

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Cet article fait partie du projet de cafébabel, Meet My Hood, qui a pour objectif de faire découvrir les quartiers des principales villes européennes, en chantant. Si tu veux montrer ton quartier à la bonne lumière du jour, écris-nous !