Style de vie

Le chiffre qui parle : des microbes à la pelle

Article publié le 14 février 2016
Article publié le 14 février 2016

Chaque centimètre de notre corps est constellé de millions de microbes. Rien que dans les mucosités de la cavité buccale, 700 sortes de bactéries différentes batifolent. Un bon poutou inoffensif s'avère représenter un énorme transfert de données. 40 000 bactéries sont en route. Heureusement que l'on pense bien souvent à autre chose en s'embrassant. Notre chiffre de la semaine.

Qu'ils soient fougueux, tendres, mordants, aspirants, les baisers électrisent, rendent heureux et en bonne santé. À chaque adhésion labiale, nous boostons notre système immunitaire. Nous expédions 40 000 parasites, dont 250 sortes de bactéries, 0,7 gramme d'albumine, 0,45 gramme de graisse et 0,18 gramme de substances organiques dans la bouche de notre partenaire. Le nombre de globules blancs et de cellulles tueuses naturelles dans le sang augmente. La production d'anticorps tourne à plein régime. Les comprimés effervescents de vitamines, les pastilles à sucer et les collègues peuvent remballer leurs gaules.

Si la langue entre en jeu, on ne peut plus arrêter les bactéries. Lors d'un contact lingual de dix secondes, 80 millions de germes se déplacent. Des chercheurs de l'organisation néerlandaise de la recherche appliquée ont mené une expérience en 2014 avec 21 couples et ont ainsi scientifiquement prouvé la grande invasion bactérielle.

En imaginant ce cocktail de bactéries, les fans de la Saint-Valentin vont en avoir la chique coupée. On voit la romantique vie à deux autrement. Mais d'un point de vue médical, un baiser passionné produit de vrais miracles sur le corps humain : le myocarde est renforcé, la température corporelle augmente, l'adrénaline et la dopamine apaisent les douleurs et le brûleur de calories est mis en marche.

Le record actuel du baiser le plus long est de 58 heures, 38 minutes et 58 secondes. On est d'accord, ce bécotage fait preuve d'un peu trop de zèle et n'est pas vraiment envisageable pour une pratique quotidienne, mais cela reste dans tous les cas une alternative excitante et peu coûteuse pour prévenir des maladies.