Société

Marche républicaine : la deuxième révolution française

Article publié le 13 janvier 2015
Article publié le 13 janvier 2015

Hier, ils étaient 2 millions. Hier, ils étaient plus nombreux à marcher à Paris pour rendre hommage aux victimes de l’attentat contre la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo et à celles de la prise d’otages que lors de la libération de Paris et de mai 1968. Une manifestation de solidarité historique qui a regroupé tout le monde et qui s’est déroulée sans incident. 

Paris, marche républicaine, 11 janvier 2015

Marche républicaine, 15 heures, point de départ : place de la République à Paris, envahie par une marée de drapeaux multicolores. Il est difficile de dire avec exactitude le nombre de personnes présentes hier dans les rues de Paris. On estime les participants à près de 2 millions.

« Viens, on s’aime. » ou « L’amour plus fort que la haine » qui figure parmi les unes les plus connues de Charlie Hebdo

En ce 11 janvier, petits et grands, jeunes et moins jeunes, tous les pays, toutes les couleurs et toutes les religions marchaient pour la liberté.

Les crayons solidaires de Charlie.

Un symbole omniprésent lors la marche républicaine du 11 janvier 2015 à Paris.

En réalité, la marche n’en était pas une : avant même 15 h, tous les boulevards et les rues adjacents à la place de la République étaient noirs de monde. Autrement dit, cette marche pour la liberté ressemblait davantage à un grand rassemblement. Il aura ainsi fallu entre quatre et cinq heures aux plus courageux pour rallier la place de la Nation. 

Avec, 6,63 millions de tweets en hommage à Charlie Hebdo, le hashtag #JeSuisCharlie n’est pourtant pas le plus tweeté de l’histoire du réseau social. En novembre 2014, après la mort d’un jeune afro-américain, abattu par un policier dans la petite ville de Ferguson (Missouri), le hashtag #Ferguson a été tweeté 18 millions de fois en seulement quelques jours. 

Certaines photos font penser à une deuxième révolution française – l’idée républicaine de laïcité fait son retour au premier plan. 

« J’ai mal aux mots ».

Outre des drapeaux du monde entier présents place de la République, la Marseillaise entonnée par certains est restée en travers pour d'autres. Daniel Cohn-Bendit, ancien député Vert et soixante-huitard, a d'ailleurs déclaré : « Ceux qui chantent la Marseillaise pour Charlie Hebdo n’ont rien compris ».

« Je préfère mourir debout plutôt que vivre à genoux ». Charb.