Société

Les niveaux d'alerte anti-terroriste en Europe

Article publié le 11 septembre 2006
Article publié le 11 septembre 2006
Après les attentats de Londres ou Madrid, les pays européens ont mis leurs systèmes d’alerte à l’épreuve. Tour d'horizon pour mesurer la peur.

Malgré une volonté d'uniformisation, les réunions entre les ministres de l’Intérieur britannique et espagnol destinées à mettre en place un système d’alerte anti-terroriste commun en Europe n’ont pas abouti. Si les hommes politiques et les médias évoquent régulièrement l’existence d’un front européen commun face au terrorisme, en pratique, chacun des Vingt Cinq possède un système d’alerte qui lui est propre.

Royaume-Uni

Comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne compte 5 niveaux d’alerte. Les niveaux sont étiquetés « bas » pour les attaques improbables, « modéré » pour les attaques peu probables, « substantiel » quand l’attaque est possible, « sévère » pour les attaques très probables et « critique » en cas d’attaque imminente. Le niveau d’alerte a récemment été abaissé de « critique » à « sévère ».

Pays Bas 

Deux systèmes coexistent. Le premier est destiné à protéger certains secteurs de l’économie comme l’énergie, les transports publics et les administrations publiques tandis que le second mesure le degré de risque d’une attaque terroriste. A l'heure actuelle, le pays est soumis au niveau d’alerte « substantiel » et espère prochainement baisser d'un échelon.

Espagne 

Le pays a limité son système à 3 niveaux, numérotés de 1 à 3. Depuis un an, il se trouve au niveau 3, le plus grave, qui implique une possible intervention de l’armée.

France 

Le système français, dénommé « Vigipirate », est composé de 4 niveaux, représentés par 4 couleurs. Les échelons peuvent être jaune, orange, rouge et écarlate. Le niveau actuellement en vigueur est  « rouge », pensé pour la prévention des attentats graves.