Société

Le chiffre qui parle : les stagiaires italiens dans les institutions européennes

Article publié le 13 octobre 2015
Article publié le 13 octobre 2015

D'année en année, les stages dans les institutions européennes captent de plus en plus de candidats, même s'ils les conduisent à vivre dans une tente. Moins regardant sur l'inconfort, les jeunes du sud de l'Europe sont prêts à faire la queue longtemps pour passer deux mois au Berlaymont. Plus de 5 000 personnes qui expriment, tout de même, une vraie tendance.

Selon les statistiques publiées par le site politico.eu le 5 octobre dernier, les Italiens et les Espagnols seraient les plus nombreux à demander un stage au sein des institutions européennes. Soit respectivement 2730 et 2301 impétrants. 

Pourquoi les Italiens en particulier postulent en masse pour les institutions ? Nous avons posé la question à quelques jeunes du Bel Paese.

Michele, 28 ans, habite à Paris. Originaire de Milan, il déclare : « les stages au sein des instiutions européennes sont, avec le diplôme universitaire, le meilleur moyen de sortir de l'Italie. Beaucoup de jeunes ne savent pas ce qu'ils veulent faire en revanche, ils sont persuadés qu'ils doivent quitter le pays ». Valentina, une Italienne à Bruxelles, ajoute que beaucoup de ses compatriotes pensent trouver une meilleure situation pro à l'étranger. Depuis Palerme, Tullio, 28 ans, associe l'exode au taux de chômage extrêmement élevé de la jeunesse italienne : « la situation des jeunes dans le pays est de plus en plus difficile. Les jeunes estiment aussi que le marché du travail étranger a plus de valeur que le nôtre, fondé sur la méritocratie. Dans les institutions, les règles de sélections sont plus transparentes et moins élitistes qu'en Italie ». Ainsi soit-il pour 2730 personnes.