Société

Femmes en politique, au bord de la crise de nerfs… paritaire

Article publié le 2 juin 2009
Article publié le 2 juin 2009
Les Pays-Bas est le seul pays de l’Union européenne dont le Parlement compte plus de femmes que d’hommes sur ses bancs. En Suède (47 %) et en Estonie (50 %), la parité atteint l’équilibre parfait.

Bien que leur nombre soit plus important à l’échelle européenne qu’au niveau strictement national, les femmes sont bien loin d’être suffisamment représentées dans les instances politiques. La moyenne mondiale des femmes au sein des instances législatives souveraines s’élève à 18,4 %. Au niveau des parlements nationaux, la proportion monte jusqu’à 21 %. Elle atteint 31 % au Parlement européen de Strasbourg.

Pour palier à cette carence, l’eurodéputé Karin Riis-Jorgensen est à l’origine d’une initiative visant à augmenter cette proportion dans la hiérarchie des instances communautaires. Ce projet a pour nom « Send2women ». Quand le traité de Lisbonne entrera en vigueur, son intention est que les quatre postes principaux de l’Union (la présidence de la Commission, la présidence du Parlement, la présidence du Conseil et la représentation aux affaires extérieures) soient partagés équitablement entre hommes et femmes.

Les Verts en tête

En tête de tous les groupes politiques représentés au Parlement européen, avec 45,2 % de femmes dans leurs rangs, les Verts se classent comme les bons élèves en matière de parité. L’Alliance des libéraux (ALDE) qui compte 41,2 % de représentantes en son sein arrive immédiatement après, suivi par le Parti socialiste européen (39,5 %) et la Gauche unitaire (37,1 %).

Dans le parti numériquement le plus important du Parlement, la proportion faiblit très nettement. On ne recense plus que 26,4 % de femmes dans les rangs du Parti populaire. En queue de peloton, les listes nationalistes et régionalistes regroupées sous l’étiquette UEN avec 11,4 %. Tout à fait à la traine, le groupe ultraconservateur Indépendance et démocratie n’affiche quant à lui, qu’un timide 8,3 %.