Société

A Athènes, sur les traces des clichés allemands sur les Grecs (vidéo)

Article publié le 28 juillet 2010
Article publié le 28 juillet 2010
C’est désormais connu : les médias allemands et grecs ont profité de la crise pour faire vendre. Vénus contre svastika, la presse a renchéri sur les différences entre les deux nations en négociation de crise plutôt que de livrer une analyse sérieuse sur la fragilité économique et politique de l’Europe.
A Athènes, un journaliste italien résidant à Berlin est allé filmer la réalité sociale des Grecs sous l’emprise de la crise. Voici en image une série d’opinions sur les tensions germano-grecques, les raisons de la faillite de l’Etat grec et des idées de recettes pour l’avenir.

Juillet 2010. A Berlin, une nouvelle ambassade grecque est érigée en plein centre-ville, à Tiergarten. Un symbole positif, à mille lieux des coups de massue assénés par les médias de chacun de ces deux Etats membres de l’UE. Depuis que le prêt européen de 120 millions d’euros à la Grèce a été approuvé après des mois de blocage allemand, la presse allemande a cessé sa campagne diffamatrice contre le peuple hellène. 

A Athènes, cafebabel.com a rencontré des protagonistes des deux camps. Hans Peter Hoffman, le chef du service presse de l’ambassade allemande à Athènes, propose une analyse post-traumatique des « vrais » relations entre les deux pays. Antonis, ancien membre de la Chambre du commerce grecque, nous répond au Hilton, loin des troubles politiques et économiques qui embrasent son pays.

A Athènes, la nuit est toujours animée et les rues remplies de noctambules. Ce n’est pas la crise qui va l’empêcher. Loin des sirènes médiatiques allemandes et européennes, Gregoris, un jeune directeur de théâtre, nous livre son point de vue sur la zone de perturbations traversée par la Grèce, tandis que Ioannis, un jeune ingénieur travaillant comme barman dans le quartier chic de Pyschico, a lui aussi son opinion sur Angela Merkel.

Ce serait de l’insouciance que de considérer les tensions économiques et politiques de la Grèce, et donc de l’Europe, comme une simple bulle de savon. Une seule chose est sûre, les Grecs et les Européens vont devoir se pencher sur l’origine du mot « krisis », qui signifie choix, ce qui implique la décision.

Un grand merci à toute l'équipe de cafebabel.com à Athènes

Photo : ©karstalipp/Flickr