Sevilla

Anna M.

Article publié le 7 janvier 2008
Article publié le 7 janvier 2008
France, 2006 : Michel Spinosa Réalisation : Isabelle Carré, Gilbert Melki, Anne Consigny Avec : Alain Duplantier Photographie : Patrick Sobelman Producteur PRISON D’AMOUR Qui décide ce qu’est l’amour ? Qu’est-ce qui sépare le délire de la raison ? Anna M. est amoureuse, à la folie, à la destruction. Anna M.
a le syndrome de Clerambault, autrefois nommé « psychose de la vieille pucelle », « paranoïa érotique » ou encore « illusions érotiques autoréférencielles », l’Erotomanie. Après sa première œuvre « Emmène-moi » (1994), Michel Spinosa nous offre son troisième long-métrage, une histoire d’amour « complexe », comme lui-même l’avait définie lors de la Berlinale 2007, où il avait présenté son film dans le cadre du . Une histoire d’amour et une passion déchaînée qu’une fille vit dans une solitude incurable. Un amour qu’elle essaie désespérément de partager avec son aimé, un médecin heureux dans son mariage qui l’avait aidé à se remettre après une tentative de sucide. Avant de devenir « érotomaniaque », Anna M. menait une vie d’ombres.

Panorama Special

Espoir, désenchantement et rancœur sont les trois phases qui connaît le personnage joué par Isabelle Carré, actrice versatile (et convaincante) très demandée en France en ce moment. Le film avait été projeté pour la première fois en France et en Belgique au printemps dernier et fait actuellement partie de la section officielle du Sevilla Festival de Cine Europeo pour sa projection au public espagnol. Chaque séance et chaque salle sont pleines de cinéphages et cinéphiles avides de rassasier leur soif de bon cinéma ou leur faim de « remarques cinglantes » qui jugent de la valeur artistique du film. Avec une photographie et une musique exquises, Spinosa essaie de nous amener à l’univers intimiste de l’adorable et réservée Anna M, le monde isolé et solitaire de quelqu’un qui doit concilier la restauration de livres dans une bibliothèque et sa passion érotomaniaque.

Concha Hierro del Hoyo

Traduit par

Verónica González de la Rosa