Dans le cadre de notre projet Multikulti on the Ground , cafebabel.com envoie plus de 40 jeunes journalistes et photographes sur le terrain ayant pour thème le multiculturalisme dans la société européenne.


Multiculturalisme en Italie : une Rome ambrée

Multiculturalisme en Italie : une Rome ambrée

L’Italie est-elle raciste ? C’est la question posée par les médias européens dont certains n’hésitent pas à titrer sur une vague de racisme meurtrier. A la veille du meurtre de deux Sénégalais à Florence, les journaux s’enflamment. cafebabel.com n’est pas de ceux-là. Les quatre journalistes et le photographe, envoyés spéciaux à Rome, ont préféré parler de l’empreinte multiculturelle d’une nation qui compte désormais 5,4 millions d’immigrés issus de pays non membres de l’UE. Bien sûr, tout n’est pas rose. Comme ces Roms qui luttent encore pour un avenir décent ou ces Italiens qui fuient un territoire en perte d’identité. Mais les immigrés de seconde génération sont conscients du rôle civique qu’ils peuvent apporter. Et il existe, au cœur de Rome, sur la Piazza Vittorio, un épicentre multiculturel, exemple d’un véritable « melting pot ». Alors au delà des faits-divers, cafebabel.com vous propose un cocktail de Rome ambrée au travers duquel il est préférable d’embrasser « l’autre » plutôt que d’attiser la haine via des titres racoleurs. (Photo ©Ehsan Maleki)

Vilnius, multiculturalisme et compagnie, c'était leur seule Lituanie

Vilnius, multiculturalisme et compagnie, c'était leur seule Lituanie

Comment mesurer le degré de multiculturalisme dans une capitale européenne ? Personne n'a dit qu'il était simple de résoudre une inconnue, d'autant plus quand il s'agit de Vilnius, un mois de décembre, où le froid est tel qu'il peut même geler le cerveau de celui qui ne l'utilise pas. 4 journalistes et un photographe de cafebabel.com ont en tout cas accepté le défi et suivi les traces du multiculturalisme lituanien, jour et nuit. Ils les ont suivies dans un camp rom, au sein d'une université biélorusse en exil, dans les bars et dans les rues. Et ils ont pu constater que Vilnius était non seulement la capitale d'un pays à l'histoire fascinante mais aussi que cette histoire avait été créée par les Lituaniens, les Russes, les Polonais où par tout ceux capables de résister au froid boréal. Mais un froid « chaleureux » parce que nous arrivons déjà au second arrêt de notre « Multikulti » : Vilnius. (Photo: (cc) Severin Sadjina/flickr)

Berlin : l’amour et la vie des autres

Berlin : l’amour et la vie des autres

L’Allemagne progresse. C’est indéniable lorsque l’on regarde les origines des joueurs de la Mannschaft. A l’Euro 2012, l’effectif de l’équipe d’Allemagne de football est de loin le plus multiculturel. Le foot est-il pour autant le miroir de la société ? On n’oserait à peine poser la question quand il s’agit de Berlin tant la capitale teutonne détonne niveau diversité. Après la dissolution d’une grande partie de la ville dans le communisme de la RDA, les Berlinois sont devenus incroyablement tolérants vis à vis de toutes formes de culture. A commencer par les skateurs qui, persuadés d’être uniques, vivent désormais en harmonie au sein d’une métropole qui pourrait bien être la capitale européenne du skate. Le quartier turc de Kreuzberg est même devenu l’un des endroits les plus branchés de Berlin. Et on ne partage désormais les stéréotypes germano-turcs qu’à travers une pâle série télévisée. Bref, c’est l’amour de la vie des autres. Restent ces étudiants étrangers qui prennent la ville pour l’étalon de la fête et qui s’aperçoivent qu’expatriation ne rime pas forcément avec solution. Oui, car Berlin change parfois et redevient très vite le songe d’une nuit d’été. On appelle ça « la poudre de Berlin-pin-pin ». (Photo ©Maria Halkilahti pour 'Multikulti on the ground' à Berlin par cafebabel.com)

Vienne et le multiculturalisme : alors on danse

Vienne et le multiculturalisme : alors on danse

Selon la très distinguée Worldwide Quality of Living Survey, c’est la première ville du monde en termes de qualité de vie ainsi que l’une des plus vertes d’Europe. Mais en ce qui concerne le multiculturalisme, Vienne est largué. Complet. De ses rues, ses bâtiments, ses coutumes, suintent un impressionnant héritage impérial qui, couplé avec une stricte politique migratoire, font de cette ville l’une des capitales les plus corsetées. L’extrême-droite dont le principal bras politique appelé paradoxalement Parti Autrichien de la Liberté (FPÖ), constitue la deuxième force politique du pays, a obtenu 27,2% des voix lors des dernières élections municipales de 2010. Cafebabel.com dans son impérieuse mission de vérifier de façon empirique le statu-quo, a envoyé 4 journalistes sur le terrain qui ont constaté que, finalement, pas mal de personnes luttent pour l’intégration des minorités les plus discriminées. Bref, une manière de dire, en dansant et en chantant, qu’il reste 79% d’électeurs autrichiens qui ne votent pas extrême-droite. (Photo: (cc) Nathan F./flickr)

Multiculturalisme à Athènes : l’intégration atone

Multiculturalisme à Athènes : l’intégration atone

La capitale grecque s’étend dans une cuvette entourée par quatre montagnes. Athènes, produit d’une immigration interne, où les Jeux Olympiques de 2004 furent sans doute une des apogées de son histoire récente. Pourtant, même pas une décennie plus tard, la ville a été scellée dans une camisole de force dont elle n’avait même pas soupçonné l’existence. L’immigration est un phénomène qui dure depuis deux décennies, et qui zone désormais de manière inconfortable dans le quartier touristique mais pauvre de la ville. En tant que membre de l’Union européenne, le pays doit jongler avec de nombreuses demandes d’asile et ses propres minorités ethniques. Les éléments semblent pourtant converger pour annoncer le temps de l’intégration : prenez la notoriété des séries télévisées turques, les danseurs de rue bulgares et albanais, et la volonté – qui n’est pas sans obstacles – de créer une mosquée dans la capitale européenne. Au bout du compte, Athènes à d’autres problèmes à régler, et Athènes n’est pas la Grèce. Voici les pulsations ressenties dans ce climat multiculturel à quelques semaines avant les élections législatives du 6 mai (Photo : ©AlicePopkorn/ flickr/ alicepopkorn.de/)

Séville : le multiculturalisme avec les yeux d'hier

Séville : le multiculturalisme avec les yeux d'hier

Là où l’intégration reste un challenge, le football – cette fois dans sa version féminine – semble être un outil idéal pour la culture sud-américaine et ses dribbles culturels. Cette socialisation, cependant, concerne seulement les plus chanceux qui, malgré la crise économique et les répercussions du crash immobilier espagnol, continuent de vivre à Séville comme si de rien n’était. D’autres ont décidé de partir ou de compter sur la force de leur couple. Finissant péniblement leurs fins de mois, ils vivent selon la tradition de leurs pays d’origine. Mais Séville est une ville enracinée dans ses coutumes andalouses. Nous l’avons par exemple perçu à travers la cuisine. Le mode de vie sévillan est resté le même pendant des années, sauf peut-être en ce qui concerne le milieu de la musique qui a fait de l’ombre au flamenco au profit du hip-hop. Cafebabel présente : Séville et son multiculturalisme, c’est Séville et ses cultures multiples qui dansent sur des rythmes différents. (Photo (cc) Jiuck /flickr)

Copenhague : le multiculturalisme habillé pour l’hiver

Copenhague : le multiculturalisme habillé pour l’hiver

Malgré le froid hivernal de Copenhague, les jeunes hipsters se sont déshabillés pour que l’on puisse analyser la provenance de leurs fringues si caractéristiques. La Chine, le Bangladesh et la Turquie conditionnent bel et bien le look de la jeunesse copenhagoise. Et le multiculturalisme est imprimé dans cette société comme il est sur les étiquettes des vêtements : en petits caractères. Par exemple, il faut une loupe pour voir que le cinéma groenlandais reste un art de niche dans un pays qui compte pourtant une importante minorité issue du Groenland. A la périphérie de la capitale, de nombreux réfugiés du Moyen-Orient vivent, dans l’oubli, à l’ombre du centre d’hébergement de Sandholm. Même les hippies de la commune de Christiania se sont repliés contre l’envahisseur. Des évènements tels que le 11 septembre ou le tapage médiatique sur les caricatures de Mahomet ont dessiné une coalition politique assurée par les libéraux et les conservateurs qui ont peu à peu instauré des politiques d’immigration strictes jusqu’à ce qu’un nouveau gouvernement social-démocrate ne voit le jour. Le proclamé « peuple le plus heureux du monde » peut-il se relaxer ou les minorités de poches danoise doivent-elles encore s’inquiéter de leur étiquette ? (Photo : (cc) LarsDaniel/ Esben Bøg/ Flickr)

Varsovie mais entre les murs

Varsovie mais entre les murs

« Antisémite », « raciste », « communiste », « dépassée »…c’est dire que les adjectifs dont la Pologne a été affublée, tout au long de l’organisation de l’Euro 2012, fleuraient bon l’an 40. Tout comme il faut dire que l’équipe d’ « Européens de l’Ouest » dépêchée par cafebabel.com doutait sévèrement du degré de dissolution du pays dans le multiculturalisme. 4 jours à Varsovie n’apporteront sûrement pas le contrepoint escompté par ceux qui pensent que la Pologne est une victime. Mais victime de quoi ? De son passé ? De l’UE ? De la religion ? De la vodka ? Point de réponses, ici, à de fausses questions. Juste une impression : Varsovie va et devient comme tout le monde mais loin des autres. Entre les murs. (Photo : (cc)jef safi/flickr)

Strasbourg et le multiculturalisme : au-delà des cartes

Strasbourg et le multiculturalisme : au-delà des cartes

Non, nous n’avons pas oublié à quoi ressemble la carte de l’Europe et l’Alsace n’est pas redevenue objet de litige entre la France et l’Allemagne. Si l’on s’intéresse ici à Strasbourg, capitale politique de l’Union européenne, c’est parce qu’elle est un terrain de recherche idéal pour identifier les nouveaux défis qui attendent la communauté européenne. Alors que l’hémicycle du Parlement européen semble inamovible, tout ce qui l’entoure est en perpétuel mouvement : de nouveaux camps de nomades - qu’ils soient légaux ou clandestins - se succèdent sans cesse, les vieilles et les nouvelles religions en quête de reconnaissance officielle cohabitent. Strasbourg est aussi bien un centre politique qu’une frontière de l’Europe. Une frontière pas seulement géographique mais aussi sociale et culturelle. En bref, ce qu’aucune carte ne vous montrera jamais.

Ljubljana : les démons de ses nuits

Ljubljana : les démons de ses nuits

1848, c'est ici que commence l'histoire de la Slovénie dans le vaste empire autrichien. Depuis lors, l'inspiration d'une identité nationale, et surtout, la formation d’un Etat propre sont les deux objectifs du peuple slovène. Si depuis son indépendance - le 25 juin 1991 - la jeune nation a dû trancher entre l'Orient et l’Occident, il ne fait aujourd’hui aucun doute qu’elle a choisi le monde occidental. Membre de l'UE depuis 2004, la Slovénie bataille actuellement pour ne pas répéter les erreurs du passé et ainsi sauvegarder son statut de république prometteuse. Chemin faisant, la capitale du pays, Ljubljana, tente ainsi de promouvoir les arts et trouve le moyen de construire des ponts, non seulement avec les anciennes républiques yougoslaves, mais aussi avec le reste de l'Europe et du monde. Bref, une certaine lumière alimente l’avenir tout en veillant à ne pas réveiller les démons du passé. (Photo: le pont des Dragons à Ljubljana © Adrien le Coarer et Jorge Mallén)