Politique

Vidéos : les défauts de politiciens européens

Article publié le 5 février 2009
Article publié le 5 février 2009
Impulsivité, tendresse mal placée, chevilles un tantinet trop gonflées. Les politiciens, des hommes pleins de vertus ? La réponse en images.

Les politiciens ne cessent de rayonner de gloire et leurs comportements peuvent s’observer à travers l’œil de centaines de caméras. C’est grâce à elles que nous savons que les pères du peuple ne sont pas des modèles de vertu ni de respect des traditions. De plus en plus, leurs vices éclatent au grand jour et ce que j’ai en tête est bien loin de faiblesses bénignes comme le tabagisme, les jeux d’argent, la consommation d’alcool ou l’adultère. Toutes ces plaies ont déjà été pansées. Aujourd’hui, pour être un sujet de conversation dans la bouche des électeurs, il faut d’avantage se montrer en spectacle. Observons de plus près quelques unes de leurs défaillances…

Impulsivité

L’homme politique mène une vie difficile. Non seulement il est observé par l’opposition, mais il est également traqué par les journalistes qui sont à l’affut de ses pires faux pas, le forçant constamment à faire attention à ce qu’il dit. Ô temps ! Ô mœurs ! Comment parvient-il à garder son sang-froid ? Les partisans du parti de Julia Tymoszenko, ayant momentanément oublié qu’ils sont assis sur les sièges du parlement et pas en train de courir sur un terrain de foot, ont décidé de manifester leur mécontentement. Dans leur bataille, ils se sont confrontés aux représentants du parti régional de Wiktor Janukowicz. Ils mènent une lutte pour la vérité et la justice.

Il est bien difficile de se contrôler lorsqu’on est irrité, voire exaspéré. Ainsi, face au manque de culture du président vénézuélien Hugo Chavez, le roi d’Espagne Juan Carlos a déclaré : « Tu pourrais la fermer ? » En effet, Chavez ne cessait d’interrompre le discours du premier ministre Zapatero, ce qui a agacé au plus haut point sa majesté le roi. Le peuple a d’ailleurs pris parti pour son monarque. Il semblerait que l’anecdote de Juan Carlos soit entrée dans l’histoire, au même titre que la déclaration de Winston Churchill qui, même en étant saoul, avait encore l’esprit vif :

- « Mais vous êtes saoul ! - Oui, mais demain je dégriserai alors que madame sera toujours laide », a-t-il lancé à Bessie Braddock.

Autoglorification 

« Je suis le Christ de la politique, une victime patiente qui se dévoue pour tous. » Citation entendue dans la bouche de Silvio Berlusconi, 72 ans, le César de l’Italie. Outre cette déclaration politique de martyr, il est généralement considéré comme un homme blagueur. Quiconque se serait ridiculisé en saluant la délégation allemande, avec à sa tête Angela Merkel, en sautillant derrière une colonne, tel le lapin sortant du chapeau, et en criant « coucou, je suis là ! » Ce qu’aime Berlusconi par-dessus tout, c’est retourner aux sources : revenir au temps du chat perché et jouer à cache-cache. 

« Je suis le Christ de la politique, une victime patiente qui se dévoue pour tous »

Outre les traits d’esprits, cet Italien au sang chaud est également connu pour son style et son élégance. Ainsi le magazine Vanity Fair le cite dans sa liste des 100 personnalités les mieux habillées du monde. L'homme prend soin de son apparence, et ce en dépit de son âge. Il a ainsi fait appel à la chirurgie pour son nez et son menton, s’est fait transplanté quelques cheveux et a ajouté une talonnette à ses souliers. Berlusconi a conscience du fait qu’il est mortel et c’est pour cela qu’il a décidé de s’occuper de sa vie après la mort. Sous son palais, non loin de Milan, se trouve un mausolée privé, destiné à lui-même ou à ses collaborateurs. Ave Silvio !

Janusz Palikot, député polonais et businessman, exprime lui aussi son intérêt pour les arts du bâtiment à travers des musées. Après avoir traité le président Lech Kaczyński de goujat et avoir brandi un vibromasseur lors d’une conférence de presse, il est devenu officiellement l’homme à scandale de la 4e République de Pologne. Aujourd’hui, il veut racheter l’appartement de l’ex-ministre de la justice, Zbigniew Ziobro, condamné à une amende de 30 000 Zlotys et à des excuses publiques suite à l’offense faite au chirurgien cardiaque Mirosław G. Ziobro, il ne peut plus rembourser et c’est la raison pour laquelle il veut vendre son appartement, et Palikot, en charitable Samaritain, a volé à son secours : « Je promets de le sauver par ce noble geste et je déclare publiquement par la présente, que j’achète volontiers l’appartement de Zbigniew Ziobro (…) je vais créer dans cet appartement un musée de la 4e république. L’entrée sera gratuite pour tous pendant le premier mois, ensuite seulement pour les étudiants. » Un lieu modeste qui devrait non seulement réhabiliter la réputation de l’ancien ministre, mais également ouvrir au peuple une fenêtre sur la politique.

Extrême tendance à la tendresse

(Chesi/flickr)Les politiciens aussi ont leurs moments de tendresse. Ainsi, le président Nicolas Sarkozy accourt, embrasse et donne des tapes affectueuses à ses interlocuteurs. Ce que le Napoléon français estime naturel l’est beaucoup moins pour son homologue allemand, la chancelière Angela Merkel. La rumeur dit que son bureau émet des notes diplomatiques en demandant poliment de bien vouloir adopter un comportement réservé.

Le président polonais Lech Kaczyński aime au contraire montrer sa joie. En souhaitant remercier Sarkozy de lui avoir trouvé une chaise au sommet de l’énergie à Bruxelles, il l’a accueilli en levant les pouces pour former la lettre V. En Pologne, ce geste signifie la victoire, mais en Grande-Bretagne ou en Nouvelle-Zélande par exemple, le signe de la victoire est équivalent au doigt d’honneur. L’année 2009 a à peine commencée et nous attendons avec grande impatience les nouvelles affaires à scandales. Je crois que les politiciens ne nous décevront pas !