Politique

Allô

Article publié le 24 mai 2007

Gaston y a l'téléfon qui son. Et y a jamais person qui y répond’, chantait Nino Ferrer dans les années 60. Des paroles qui semblaient inaccessibles pour certains Européens. A l’époque, posséder un téléphone à domicile tenait du rêve pour les habitants de l'Est. Vingt ans plus tard, on peut téléphoner de nos intérieurs douillets, de la rue, et même du cinéma...Mais les manières de répondre sont toujours ancestrales.

Les Allemands et les Anglais sont les plus précautionneux. Les premiers répondent en donnant leurs nom et prénoms quand les seconds vont parfois jusqu'à mentionner leur numéro, confirmant à leur interlocuteur qu’il n’a pas fait d’erreurs.

Au nord, on privilégie la précisison : les Danois par exemple annoncent directement ‘Det er X’ [‘C'est machin’]. Leurs grands-parents étaient eux réputé hurler leurs prénoms en décrochant.

En comparaison, le ‘allô’ français ou le ‘tak slucham’ polonais [‘oui j'écoute’] semblent plus réservés. Curieusement, les Italiens en la matière se montrent pragmatiques. Ils continuent de répondent par un ‘pronto’ [‘prêt’] sonore, qui remonte à l’époque où les opératrices devaient attendre que des lignes se libèrent avant de pouvoir connecter les appels.

Plus impérieux sont les Européens du Sud : Espagnols ou Catalans répondent respectivement par un ‘diga’ ou ‘digui’, ordonnant à leur interlocuteur de parler.