Mind The Gap

"Not Our President" : la marche des Femmes à travers l'Europe

Article publié le 23 janvier 2017
Article publié le 23 janvier 2017

Hier, des centaines de femmes et d'hommes se sont rassemblés à Washington pour protester contre l'inauguration du nouveau président Donald Trump. Ils n'étaient pas seuls : des centaines de milliers d'autres personnes, "sister protest", ont marché en Europe - de Londres à la Lituanie. Nous avons rencontré certains d'entre eux pour leur demander ce qu'ils espéraient de cette action.

Laura, 20 ans (Paris)

"Pour être honnête, la manifestation en elle-même ne changera pas grand-chose. Mais il est important de montrer aux militants, où qu'ils soient, qu'ils ne sont pas seuls. Si les féministes américains voient le nombre de personnes qui les supporte en France, cela les motivera à continuer de se battre pour leurs droits. Avant tout, nous sommes ici pour montrer notre solidarité."

Hannah, 22 ans (Barcelone)

"Je suis ici pour montrer à tous ceux qui menacent mes droits et ceux des gens que j'aime que nous ne nous laisserons pas faire."

Erdost, 25 ans (Budapest)

"En tant qu'homme de couleur en Hongrie, j'aimerais montrer ma solidarité par cette marche avec toutes les femmes à travers le monde. J'espère que cette marche éveillera les sensibilités et attirera l'attention sur ce problème."

Chandni, 24 ans (Hamburg)

"Je suis ici parce que l'élection de Trump pour quatre ans (au moins) me mortifie. Mon but est de découvrir les gens qui sont ici, leurs raisons et comment je peux devenir plus active."

Whit, 33 ans (Paris)

"Trump est le représentant d'une mysoginie qui est en train de se répendre dans le monde entier. Nous avons besoins de montrer notre soutien aux gens, partenaires, femmes... L'égalité de tous est la chose la plus importante et nous sommes actuellement en régression vers des temps en anciens et effrayants. Je veux faire ma part et m'assurer que nous allons dans la bonne direction. Eveiller les consciences, jouer mon rôle, supporter ma femmes et mes amis, supporter mon pays pour que je veuille m'en souvenir."

Imogen, 24 ans (Barcelone)

"Je suis ici pour apporter mon soutien parce que nous devons tous travailler main dans la main. J'espère que cette marche encourage les gens à s'unir pour créer un vrai changement."

Petra, 22 ans (Budapest)

"J'ai grandi aux Etats-Unis et je prévois d'y retourner après mon diplôme en Hongrie, alors je suis ici pour le droits de la femme mais aussi parce que les décisions de Trump feront de moi une émigrante aux Etats-Unis. J'espère que les marches dans le monde montrerons qu'il existe une autre voie que celle proposée par Trump et que nous ne renoncerons pas durant sa présidence, qui ne sera qu'un temps dans l'Histoire."

Nele, 32 ans (Hamburg)

"J'ai suivi les campagnes électorales ces 18 derniers mois et cela m'avait rendue très inquiète - jusqu'à la catastrophe finale. Je suis ici pour la chance de me tenir debout avec d'autres contre ce que le Trump représente et qui se répend aussi en Europe. Voilà pourquoi nous voulons résister."

Laureline, 21 ans, et Margot, 19 ans (Paris)

Margot : "Nous sommes ici pour montrer que nous nous tenons aux côtés des femmes américaines et que nous refusons Trump. Ce n'est pas que des paroles en l'air."

Laureline : "Pourquoi ne devrions-nous pas être ici ?!"

Ananya, 21 ans (Barcelone)

"Je suis ici contre le fascisme et parce que je crois au pouvoir du peuple. Je souhaite que nous ne pensions pas tout le temps qu'à nous-mêmes."

Becca, 43 ans (Budapest)

"Je suis ici avec mes enfants pour leur montrer que nous devons agir pour rendre le monde meilleur (ça peut paraître naïf, mais ce n'est pas si compliqué !). Juste après la tristesse du jour de l'inauguration, il est très important de nous montrer à nous-même qu'il y a de l'espoir et que nous sommes tous ensembles."

Holly, 27 ans et Amer, 27 ans (Hamburg)

Amer : "Je viens de Syrie. Donald Trump veut être voir la Russie comme une amie et je ne peut pas approuver ça."

Holly : "Je suis très attristée par ces nationalismes croissants car la haine n'est pas une solution. Je voulais participer pour montrer que nous sommes nombreux à ne pas cautionner ce gouvernement et à vouloir nous exprimer contre lui."