La Lettre Persane

Les droits de l’homme en Iran exposés sur la place du Trocadéro

Article publié le 15 août 2015
Article publié le 15 août 2015

Les militants des droits de l’homme en Iran ont organisé un rassemblement  le 14 mai sur la place du Trocadéro pour attirer l’attention sur la situation grave qui sévit sous la dictature intégriste.

 Ils ont déploré le nombre croissant des exécutions ces derniers mois en dépit des promesses d’ouverture d’Hassan Rohani, le président des mollahs. Depuis qu’il a été élu, plus de 2000 personnes ont été exécutées dans le pays, dont de nombreuses femmes et de mineurs.

Ces dernières semaines des châtiments cruels tels que rendre aveugle les prisonniers ou leur amputer la main et le pied en application de la loi du talion et de la charia, ont horrifié l’opinion publique. Un dernier cas remonte au 5 août dernier dans la prison centrale de Machad où deux détenus ont subi leur peine après avoir été condamnés à perdre une main et un pied. Ils avaient été condamnés pour avoir dérobé la somme de 37 000 $ à une banque.

Les bourreaux de cette prison avaient également amputé, il y a un mois, les mains de deux autres jeunes prisonniers accusés de vol. L'un d’entre eux, âgé de 26 ans, avait été condamné pour «avoir écarté les barres de protection devant la fenêtre », « cassé la porte de l’armoire » et « brisé la clôture de la maison du plaignant ».

Amnesty International a dénoncé la "frénésie des exécutions" en Iran où selon elle près de 700 personnes condamnées à la peine capitale ont été exécutées depuis le début de l'année. "A ce rythme choquant, l'Iran va dépasser le nombre des exécutions recensées dans le pays" pour toute l'année 2014. Ce pic, a indiqué Saïd Boumedouha, adjoint pour le programme d'Amnesty International pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, "brosse un tableau sinistre de l'appareil de l'Etat qui commet des meurtres à grande échelle".

"Les autorités iraniennes doivent avoir honte d'exécuter des centaines de personnes sans tenir compte de toute procédure légale à la base", a indiqué M. Boumedouha.

Le fascisme religieux au pouvoir en Iran, que la population compare à Daech, ajout à sa violence devant la montée du mécontentement d’une population excédée qui croule sous le seuil de la pauvreté. Les militants dénoncent que les richesses du pays sont gaspillées dans la machine de répression et de militarisme, dans le programme nucléaire astronomique, le soutien aux mouvements intégristes et terroristes dans la région, ainsi que l’implication des mollahs auprès du dictateur syrien qui massacre son peuple.