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Londres : l'équipe du mois

Article publié le 20 février 2015
Article publié le 20 février 2015

Il aura fallu la couverture des attentats Charlie Hebdo et celle d'un documentaire sur les immigrés italiens pour que Londres s'affirme comme une vraie rédaction de cafébabel. Les deux journalistes derrière l'équipe nous expliquent comment ils s'y sont pris pour enfin refaire de Londres, une capitale fresh and funky.

Nous avons demandé au duo ce qu'ils pensaient de l'Europe, de son identité et ce qu'ils envisagaient pour l'avenir de cafébabel à Londres. 

Qu'est-ce qui vous botte dans l'Europe ? 

Angelo Boccato (AB) : Ce que je préfère, c'est la richesse de la culture de l'Europe, son histoire, sa diversité, mais aussi sa capacité à créer de l'intégration. J'aime beaucoup l'idée d'une pan-Europe. Je me sens d'abord Européen, puis Italien.

Alex Fargier (AF):  J'aime le côté pratique d'une monnaie unique, et la proximité de tant de cultures différentes me fascine. Je me sens peut-être plus Européen que ma propre nationalité, car je me considère biculturel. D'un autre côté, je ne me sens pas forcément Polonais ou d'Europe de l'Est. Je crois qu'une culture de l'échange d'idées doit s'imposer avec plus de force (ou sans doute devrais-je y prendre plus part) pour consolider le projet politico-économique de l'Union européenne, vaincre l'euroscepticisme. Lorsque je pourrais vraiment m'identifier à ce que les autres européens expriment ou pensent, alors je me sentirais encore plus Européen.

Comment avez-vous connu cafébabel ?

AF : J'ai su que cafébabel avait besoin de traducteurs et j'ai commencé comme ça. 

AB : J'ai connu cafébabel il y a quelques années, par intérêt pour les médias européens et souhait de trouver une voix pan-européenne.

Pourquoi avez-vous décidé de vous impliquer dans lemag ?

AF :  Il y a plusieurs raisons. Au début, je voulais y participer en tant que traducteur. Puis j'ai eu contact avec cafébabel pour savoir comment le magazine fonctionnait, et je me suis finalement dit que je préférais passer mon temps dans leurs locaux.                                                                                                                                    

AB:  J'ai décidé de travailler pour cafébabel parce que je crois que la génération Erasmus doit se positionner et avoir un discours différent sur les sujets politiques, sociaux, économiques et culturels européens. 

Qu'attendez-vous de la rédaction londonienne ?

AF : Je souhaite une rédaction ouverte sur tous les événements à caractère européen qui auront lieu à Londres, avec amusement, érudition et un soupçon de provocation.

AB :  J'aimerais que cette rédaction contribue au renouvellement d'un discours sur l'Europe dont je parlais précédemment, en particulier sur la campagne des élections générales en Grande-Bretagne, pour insuffler un peu d'européanisme dans le Londres mondial.