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La Babélienne du mois : Maria-Christina Doulami

Article publié le 10 mars 2015
Article publié le 10 mars 2015

Après être devenue l'une des meilleures traductrices de la communauté de cafébabel, Maria-Christina Doulami s'est plongée dans la rédaction de ses propres textes en février. Cette polyglotte douée a écrit des articles sur la montée des partis de gauche en Europe, ainsi que sur les réactions face à l'immigration au Royaume-Uni.

cafébabel : Parle-nous un peu de toi.

Maria-Christina : J'adore écrire, lire, et voyager. Je préfère écrire que parler, notamment lorsqu'il s'agit d'analyser quelque chose. Je travaille dans la communication et la veille médiatique, mais je suis aussi journaliste, écrivaine, éditrice et traductrice freelance. J'adore apprendre des langues (j'en suis à 5, et j'en apprends actuellement une sixième) et j'aime découvrir de nouveaux endroits. 

cafébabel : Si tu pouvais avoir une double nationalité, laquelle choisirais-tu ?

Maria-Christina : Hmmm, je crois que je dirais espagnole. Principalement parce que je l'imagine très semblable à la Grèce, au niveau de la culture et de la mentalité, et aussi parce que mon nom, pour beaucoup, sonne espagnol... 

cafébabel : Dans quel pays aimerais-tu habiter ? 

Maria-Christina : C'est une très bonne question. Quelque part en Europe Centrale, pour n'avoir qu'à passer la frontière pour m'échapper de la ville. En Autriche peut-être.

cafébabel : Ta punchline du moment 

Maria-Christina : J'en ai plusieurs, mais pour n'en citer qu'une : « Je préfère essayer de réaliser quelque chose de grand et échouer, plutôt que ne prendre aucun risque, et réussir. » - Robert H. Schuller

cafébabel : Peux-tu citer trois pays où il fait mieux vivre que chez toi et nous expliquer pourquoi ?

Maria-Christina : Le Danemark, parce que c'est le pays de la « Petite Sirène », et qu'elle devait savoir ce qu'elle faisait, quand elle a quitté la mer pour rejoindre la terre ferme et aller vivre là-bas. La Suisse, parce que son nom évoque à lui seul une idée d’élégance et de prospérité. Les Alpes et la neige, c’est aussi un plus. L’Allemagne, parce que, avouons-le, ils ne donnent pas l’impression d’être en train d’affronter les mêmes difficultés financières que connaît le reste de l’Europe.

cafébabel : Quel est le dernier objet culturel à avoir pris place sur ta table de nuit ?

Maria-Christina : Est-ce qu'un livre compte pour un objet culturel ? Sur ma table de nuit on trouve habituellement le livre que je suis en train de lire (ça change tous les 5-6 jours).

cafébabel : Où peut-on te trouver un vendredi soir ?

Maria-Christina : Dans un lieu cosy, où l’on peut grignotter et boire un verre devant un film, en bonne compagnie.

cafébabel : Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un de nostalgique ?

Maria-Christina : C’est normal d’aimer se remémorer le passé, mais c’est dans le présent que l’on doit vivre, et c'est sur lui qu’il faut agir si l’on veut préparer un avenir meilleur.

cafébabel : Si tu pouvais interviewer quelqu'un (qu'il soit toujours vivant ou non), qui choisirais-tu ?

Maria-Christina : Eleanor Roosevelt, parce qu'elle était la femme forte dans l'ombre du Président des Etats-Unis. Elle était l'une des personnalités politiques et activistes féminines les plus admirables et influentes du XXe siècle. Son « damned if you do and damned if you don’t » (Quoi que tu fasses, tu auras toujours tort, ndlt) est l'une de mes citations favorites.

cafébabel : Préfères-tu en savoir beaucoup sur un sujet en particulier ou peu sur beaucoup de choses ?

Maria-Christina : Je peux choisir les deux ? Sinon, je dirais que connaître beaucoup de choses différentes ouvre notre esprit au monde de façon fantastique.

cafébabel : Tu viens de recevoir un Oscar : quelles sont les personnes que tu remercies ?

Maria-Christina : Tous ceux qui m'ont supportée jusqu'à présent, et qui, même si je ne les ai plus près de moi, m'ont rendue plus sage et plus forte.