Ce sont les jeunes les plus diplômés d’Europe. Ils débordent d’idées, de connaissances et d’expériences à n’en plus savoir que faire, mais les nouvelles têtes pensantes grecques n’ont d’autre horizon que le sobriquet « génération 700 euros », du nom du salaire minimum national. Un an et demi après les émeutes étudiantes initiées suite à la mort d’Alexis Grigoropoulos le 6 décembre 2008 pour critiquer le manque de perspectives offertes par le gouvernement grec, le profil d’une jeunesse sans avenir professionnel continue de nourrir les imaginaires… Et les murs du quartier d’Exarchia, le cœur alternatif et artistique d’Athènes. La photographe Dana Cojbuc a rencontré ces jeunes diplômés qui multiplient stages et boulots d’appoint dans les rues d’Exarchia. Ses images dévoilent violence et désarroi quotidiens, mais laissent aussi filtrer l’envie et l’espoir d’une « génération » qui compte bien ne pas devenir « perdue ».
Elefteria, menacée par la perte de son emploi à l'Opéra national d'Athènes, reste sur le qui-vive Photo : ©Dana Cojbuc
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30/07/10
Tags : EUcrisis on the ground, pauvreté, manifestation, stages, travail, Année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, Violence, jeunesse, marché de l'emploi, Europe du Sud, chômage, Eurogénération, Le meilleur de cafebabel.com, société civile, Athènes, Société, Economie, Giovani, crise économique, Grèce, précarité.
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