Europe confidentiel

Les socialistes veulent un candidat pour 2014

Article publié le 16 juin 2009
Article publié le 16 juin 2009
Mieux vaut tard que jamais. Un secteur très important des bases socialistes européennes et nombreux leaders historiques réclamaient un soutien ferme à Poul Nyrup Rasmussen de la part de la famille socialiste en général pour qu’il soit candidat à présider la Commission européenne après les élections. Ça ne s’est pas fait et personne n’a incarné le projet socialiste pour l’Union.
Conséquence : ils ont récolté les pires résultats de leur histoire : 164 eurodéputés avec 22% des voix. Le congrès de Prague en décembre 2009 semblerait pouvoir décider un changement de cap dans le PSE.

Selon le Parti Socialiste Européen, après le désastre électoral subi le 7 juin par le PSE, ses leaders ont compris que pour les élections de 2014 ils doivent présenter un candidat pour présider la Commission européenne.

Désormais, pendant une réunion interne du PSE dans laquelle ont participé les leaders nationaux, ceux-ci se sont accordés pour présenter un candidat pour les élections de 2014. Il reste à voir si en voulant anticiper un maximum, ils vont perdre maintenant la perspective des autres postes clé européens qui sont en jeu, comme le futur Président de l’UE ou le représentant de la politique étrangère. Plusieurs noms du socialisme sont dans le collimateur, comme par exemple Felipe González ou Tony Blair, mais aussi des Verts, comme Joschka Fischer, avec une grande expérience à la tête des affaires étrangères allemandes, ou des libéraux, tel que le belge Guy Verhofstadt, ancien premier ministre. Pour présider le Parlement européen, cinq noms survolent dans les paris : les conservateurs Jerzy Buzek et Mario Monti, le socialiste Martin Schulz, le libéral Graham Watson et l’écologiste Daniel Cohn-Bendit. Les polonais réclament leur droit, en tant qu’un des grands pays de l’Union, d’obtenir un des postes clé de l’Union, mais au regard de l’abandon des électeurs ces dernières élections (58% d’abstention), il serait peut-être convenable de mettre à la tête du Parlement quelqu’un qui connecte avec les nouvelles générations. Et seule une possibilité me convainc : Daniel Cohn-Bendit. (Photos:)