« L’Orbanistan » : le voeu pieux de M.Viktator
« La Hongrie est subjuguée par Orban, comme s’il jouait la flûte de Hamelin. » Voilà le sentiment du Prix Nobel installé à Berlin, Imre Kertész, donné dans une interview au Monde. Les sons de pipo sont surtout assénés en direction de « l’étranger » : les États-Unis, l’Europe, le FMI, mais aussi vers le Rom ou le Juif. « L’Orbanistan » c’est aussi le nouveau surnom assigné à la Hongrie lorsque son Premier ministre et son parti, le Fidesz, ont imposé une nouvelle Constitution, dont la majeure partie demeure liberticide aux yeux de plusieurs associations de défense des Droits de l’Homme. Lieux alternatifs fermés, théâtre aux mains d’extrémistes, télévision censurée, on ne compte plus les pavés dans la mare de « Mr Viktator ». Mais que fait l’Europe si ce n’est brandir la menace économique ? Pas grand-chose. C’est donc la jeunesse hongroise qui sonne la charge, déjà prête à démontrer son potentiel de contestation lors de la prochaine grande manifestation, prévue le 15 mars à Budapest. Jusque là, le supplice continue. (Dessin ©Kristof)
La Hongrie et le 4K! : « c’est devenu normal de protester »
Alors que le gouvernement hongrois ferme les lieux de rassemblement populaires de la ville, le mouvement 4K !, (Quatrième République), essaye de se réapproprier l’espace public. Au programme ? Flash mobs et autres actions. Rencontre avec András Istvánffy, coordinateur de la plateforme.
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Hongrie : bataille pour l'occupation de la rue
Il y a quelque chose de pourri dans la République de Hongrie. Le gouvernement a réservé tout le centre ville de Budapest pour la célébration de la fête national à venir, bloquant en réalité toute possibilité de manifestation. Un aperçu des réactions de l’opposition.
La Hongrie, Orban, la Constitution et moi et moi et moi
Cela fait près de 3 ans que je gravite autour de la Hongrie : journaliste-correspondante, j’y séjourne plusieurs mois par an. Absente du pays ces six derniers mois, j’ai suivi les dernières évolutions de la Hongrie à distance, sur Internet, et à travers le prisme parfois déformant des médias occidentaux. Aujourd'hui, je vous fais part de ce qui a (vraiment) changé.
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Quand l'idéologie remplace l'art : à Budapest un fasciste devient directeur de théâtre
Istvan Marta a dirigé pendant treize années le Nouveau Théâtre (« Uj Szinhaz ») à Budapest. Le 1er février, la direction sera reprise par György Dörner, comédien en perte de vitesse et adhérent du parti d'extrême droite, le Jobbik. Le directeur sortant se considère comme victime d'une décision politique. Il craint, que son théâtre devienne une tribune en faveur de l'extrémisme.
La Hongrie, l'« Orbanistan » et l'exagération des médias étrangers
On se souvient de la presse internationale qui couvrait les émeutes des banlieues françaises en 2005 : le spectaculaire avait pris le pas sur l’informatif. Que dire de l'emballement des médias internationaux après l’entrée en vigueur de la Constitution hongroise le 1er janvier, qui décrivent le régime de Viktor Orban de « fasciste » et évoquent même l’exclusion de la Hongrie de l’UE ? Pour certains Hongrois, ces propos relèvent de la caricature voire d’une incompréhension de l’histoire de leur pays. Pour d’autres, la presse internationale, malgré ses exagérations, met le doigt sur des inquiétudes plus larges.
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