Berlusconi se retire, l’avenir s’étire
Silvio Berlusconi n’a qu’une hâte : nous tromper. Il rêve déjà de se présenter la semaine prochaine au Parlement avec ses députés-potes pour démentir la démission qu’il a pourtant annoncée hier. Le Cavaliere s’adressera, chevaleresque, devant les médias qui ont titré sur sa fin et nous, on regrettera de ne pas avoir été plus superstitieux. Mais cela ne se produira pas (plus). Les marchés financiers ont conduit l’Italie au bord du gouffre et les institutions, cette fois, ne lui permettront pas de reprendre le pouvoir. Berlusconi est désormais seul, abandonné par ses plus fidèles collaborateurs et psychologiquement fragile. 17 ans de gaffes, de vulgarités et de mauvaise éducation nous ont suffi. Silvio mieux tard que jamais, on annonce son clap de fin politique. Retour sur un film. Ou plutôt, sur un péplum.
De la Berlusconnerie mais pas que : les gaffes en politique par Alberto Toscano
Silvio Berlusconi lâche le gouvernement italien, salue la politique et tous ses engagements internationaux, faisant fi des spéculateurs financiers, de son peuple fatigué, mais aussi des dirigeants mondiaux qui, lors du dernier G20 de Cannes, l'avaient quasiment ignoré. Pas une gaffe à cette occasion, aucune histoire drôle et pas un geste déplacé. Tout cela nous manquera. Silvio Berlusconi est le roi des politiciens maladroits, le roi des « gaffeurs qui nous gouvernent », que le journaliste Alberto Toscano a savamment passé en revue dans son dernier livre publié en France.
Berlusconi l’éducation ni les jeunes : un manifeste pour l'après
Réussirons-nous à réapprendre l’acceptation de l’ennui dans une éventuelle ère post-berlusconienne ?
La plus grande faute de Berlusconi ? Avoir humilié Montesquieu.
Il est désormais inutile de chercher les coupables et les responsables, et de pleurer sur le passé. Seule la réflexion est utile. Silvio Berlusconi a vidé le pouvoir de sa nature institutionnelle, en se plaçant au-dessus de chaque institution, humiliant ainsi l'esprit de Montesquieu et remettant en question le compromis légitime entre les pouvoirs constitutionnels. Mais, finalement, le rideau sur l’écran est tombé.
Après Berlusconi : les Italiens expatriés pensent au retour
Giuliano Pisapia et De Magistris. Lundi 30 mai, les élections municipales italiennes ont tiré un trait sur l'ère Berlusconi et offrent enfin de nouveaux noms à la scène politique italienne. Au point de donner envie aux jeunes expatriés italiens de rentrer au pays.
Pour Berlusconi : à lire si tu veux faire bunga bunga en Europe
La fièvre du bunga bunga a contaminé l'Europe. Nous autres Italiens sommes toujours fiers d'exporter ce genre de produits, en complément de la Ferrari et de la mozzarella di Bufala. Enfin un président du Conseil qui fait honneur au mythe de l'étalon italien, que l'on croyait définitivement disparu ! Un bon antidote contre tous ces gays qui envahissent désormais la belle Italie et qui, quand ils croisent une jolie fille, ne lui touchent même pas les... Allez, tous en cours de virilité avec Silvio Berlusconi !
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