De Melancholia au syndrôme Erasmus : bienvenue dans l’« European psycho »
Aujourd’hui, c’est la journée pour prendre conscience de la dépression. Créée en 2003 par l’Association européenne contre la dépression , cet évènement vise à sensibiliser les personnes au sujet d’une maladie qui toucherait, selon l’OMS, 121 millions de personnes dans le monde. cafebabel.com republie son dossier de septembre dernier consacré à la question pour que, ce soir, vous soyez “conscients”. Dépression, peurs, insécurité : ces sentiments agitent toujours un peu plus nos vies et constituent encore l’un des plus grands tabous de notre génération. Ils ont conquis les écrans de cinéma, les cercles amicaux et ont pu nous envahir au travail via un burn-out ou après une année d’étude en Erasmus. Mais à quel moment la tristesse et la mélancolie se muent en vraie dépression ? Une récente étude sur le sujet affirme qu’environ 40% des Européens souffrent de maladies mentales. Est-ce dû à nos vie agitées ou notre individualisme croissant ? Portons-nous un intérêt à la question psychologique en Europe ? C’est aussi la question que nous poserons la semaine prochaine pendant l’émission « Europa plus » diffusée sur la chaine allemande, ZDF. Si vous avez des commentaires à apporter au débat, exprimez-vous sur la page thématique www.cafebabel.co.uk/europaplus
Deux Européens sur cinq sont déprimés : « Autrefois on serrait les dents »
38 % des Européens souffrent de maladies mentales et trop peu sont traités à temps. En 2005, ils n’étaient encore que 27 %. C’est ce qu’indiquent les résultats de la dernière étude paneuropéenne sur les maladies psychiques parue dans la revue scientifique Neuropsychopharmacology. Cette étude se base sur les données de 30 pays. L’Europe est-elle plus déprimée aujourd’hui ? Sommes-nous, Européens, plus fragiles qu’avant ? Le professeur Frank Jacobi, de l’École Supérieure de Psychologie de Berlin (Psychologische Hochschule Berlin – PHB), qui a collaboré à cette étude, souhaite surtout une chose : dédramatiser !
Cinéma et psychologie : la dépression en toile de fond
De Black Swan à Melancholia, le grand écran semble se sentir en devoir de mettre les troubles psychologiques au cœur de ses propres histoires. Dépression, troubles de la personnalité, sentiments d’inadaptabilité et tendances suicidaires sont quelques uns des thèmes abordés par les grands réalisateurs contemporains. Le public et les critiques du monde entier les applaudissent et les récompensent, signe que nous vivons dans une société, condamnée à se tenir dans un équilibre instable entre capitalisme forcené et crise économique, qui a peur de se regarder dans le miroir.
Nos plusieurs : quand le cinéma prône un autisme poétique
En filmant une production théâtrale jouée presque entièrement par de jeunes gens avec des difficultés d’apprentissage, le réalisateur français Fred Soupa brouille les frontières de ce que nous percevons typiquement comme « normal ». Son documentaire Nos plusieurs sort en salles aujourd’hui.
Les expats à Bruxelles : des dépressifs en puissance ?
Une étude inquiétante a été publiée récemment : un Européen sur trois souffre de maladies mentales ou neurologiques, qu’elles soient légères mais hautement perturbantes telle l’insomnie ou clairement dangereuses pour soi et son entourage comme la démence. Ce chiffre fait peur et il nous incite à se poser une question : certaines catégories socio-professionnelles sont-elles plus exposées que d’autres à ce type de maladies ? A Bruxelles, les employés des institutions européennes ont cette réputation d’être les victimes du stress et d’addictions diverses. Rumeur ou réalité ? Le témoignage anonyme d’une employée semble venir confirmer le mythe et le tabou de l’expat’ dépressif…
La dépression en Europe : 4 psychologues passés au scalpel
A la faveur d’une étude réalisée par l’European College of Neuropsychopharmacology, quatre psychologues d’origine polonaise, espagnole, française et italienne ont bien voulu apporter leur expertise sur les résultats d’une méthode controversée. Un tiers des Européens souffrent de maladies mentales. C’est un fait. cafebabel.com a décidé de le disséquer… sur un divan
Syndrome post-Erasmus : SOS détresse
Erasmus = fêtes non stop + gaudriole, le tout à l'étranger. Mais une fois rentrés, la majorité des étudiants traversent une phase de déprime, entre nostalgie et apathie. La fin de l’innocence ?
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