Culture

Playlist de la semaine : les notes rebelles 

Article publié le 14 novembre 2014
Article publié le 14 novembre 2014

C’est bien connu, la musique est quasiment née dans la rue. Avec le temps, certains mouvements musicaux ont même décidé de lui rendre hommage et sont devenus les porte-voix de plusieurs générations contestataire. Il fallait bien une playlist pour donner le la des manifestations qui ont secoué l’Europe ces dernières années.

Le folklore est, parmi d’autres, le genre qui couvre le mieux le son des manifestations. Le collectif mutliethnique Kardeş Türküler a donc composé un morceau qui deviendra l'hymne des soulèvements de 2013 contre l’occupation du parc Gezi, en Turquie. Le tout avec des instruments de fortune. Et des pingouins.

Kardeş Türküler – « Tencere Tava Havasi » (Sound of Pots and Pans)

Le Portugal est né d'une révolution. C’est somme toute assez logique que Hands of Approach consacre un morceau électrique à un changement brutal qui a néanmoins changé les coeurs avec des bouquets de fleurs.

Hands On Approach – « Riot’s On The Streets »

Avoir été punk dans les années 80 revient à être aussi révolutionnaire que de fumer une cigarette électronique aujourd’hui. Pas en Pologne où les crêtes roses et les manteaux à clous ne se dissolvent pas vraiment dans le communisme soviétique. Pourtant, un groupe en cuir va tout faire péter et composer les plus grands hymnes rebelles polonais des eigties.

Ayal rl – « Skora »

En 25 ans de carrière, Barricada ne s’est jamais éloigné des mouvements sociaux et autres luttes ouvrières. À la frontière entre la lutte politique et la musique, le groupe dénonce les abus policiers et les persécutions dont sont victimes les classes populaires espagnoles. Un groupe éternel au pays des Indignés.

Barricada – « Bario Conflictivo »

En Italie comme en France, il y a des chansons qui servent autant à accompagner les manifestations qu’à en servir les slogans. C’est le cas de Manifesto dont le refrain pourrait se traduire par : « Aujourd’hui, je ne travaille pas, je reste nu et je manifeste » (Oggi non lavoro, resto nudo e manifesto). Imparable.

Bandabardo’ – « Manifesto »

La plupart des groupes anglais ont consacré une part de leur discographie aux multiples contestations dont la politique du Royaume a fait l’objet. Peu les ont prédites. En 2009, Kaiser Chiefs fait grimper le thermomètre social du pays en sortant un album intitulé Education, Education, Education & War. Tout en gardant un certain flegme britannique : dans le clip, les gens font une bataille de polochon. Et Johnny Rotten vomit.

Kaiser Chiefs – « I Predict A Riot »

Le rap est bien évidemment devenu la bande sonore des soulèvements populaires dans les années 90. En France peut-être plus qu’ailleurs. Un parmi des milliers, Passi sortira en 1997 un des morceaux les plus marquants sur l’agitation populaire dans les banlieues. Où il est question d’argent facile, de mecs qui s’en remettent à Dieu et « des cités où la police ne va plus ».

Passi – « Les Flammes du Mal »

Parce que la musique peut aussi servir de prétexte à la révolution des moeurs, les Pussy Riot ont décidé d'écrire des morceaux inaudibles qui n'avaient pour seul objectif de réveiller les consiences. Et d'insulter Poutine.

Pussy Riot - « Putin Lights Up The Fires »