Culture

Musique et fantasmes : Playlist pour un flirt 

Article publié le 12 décembre 2014
Article publié le 12 décembre 2014

« Nous ne sommes jamais deux lors d'un rapport sexuel. » Grâce au philosophe slovène Slavoj Zizek, nous savons désormais l'importance de facteurs secondaires, comme la musique, dans l'éclosion du désir. La playlist de cette semaine se fait coquine : on vous livre une playlist pour vous exercer à nos stratégies flirt. 

The Jones Girls confirment la capacité dépaysante de la musique avec « Nights over Egypt »(1981). Voyage aérien dans une stratosphère sensuelle.

Après un détour en contrées orientales, Tim Maia nous offre une danse lente et romantique en Amérique du Sud. Dans l'obscurité nocturne, « O Caminho Do Bem » (1976) peut guider les pas incertains vers des astres plus cléments.

Mount Kimbie berce son auditoire à l'aide de claviers langoureux et de cordes évocatrices. « Home Recording » (2013), et s'évaporent ainsi tous les doutes possibles dans des sonorités suaves.

Fatima joue sur le minimalisme et laisse chaque accord se muer, dans nos tympans, en visions venant du plus profond de notre imagination. C'est la « Red Light » (2011) qui s'allume progressivement. 

Dans un labyrinthe de notes, Chilly Gonzales nous étourdit entre perfection musicale et ruptures kitsch. « Knight Moves » (2013), une aide à la perte de conscience.

La deep house de Terence Parker, rééditant un morceau de James Sims, est un bijou d'or cuit pour les nuits austères par timidité. Une libération de vos fantasmes les plus secrets (« Secret Fantasy », 2012)

Twit One sample à merveille la magnifique composition de Gil-Scott Heron « We almost lost Detroit ». Mettant de côtés les paroles engagées de la version originale, le beatmaker ne garde que douceur et sensualité (2011).  

Un dernier virage dans l'abandon cosmique, Toro Y Moi caresse nos rêves d'un synthé léger et d'une divine voix, presque timide. Une composition précieuse comme le « Rose Quartz » (2012).

Dream Koala nous fait atterrir en douceur après un périple dans l'univers inconnu, qu'on pénètre en un instant transcendant suite à une perte de conscience temporaire : «We can't be friends » (2012). 

Flirter à Berlin : Top ou flop?

Les Allemands ne savent pas flirter ? Un préjugé vieux comme le monde et malgré tout tenace. Cafébabel se présente pour piétiner une bonne fois pour toutes la misère de l'amour. Si vous croyez avoir trouvé LA stratégie de flirt, envoyez-nous un e-mail à  berlin@cafebabel.com!