Culture

Halloween

Article publié le 3 novembre 2007
Article publié le 3 novembre 2007

Sorcières, fantômes, vampires, citrouilles, tout est prêt pour la nuit d'Halloween. En revanche, peu d’entre nous savent que l’origine de cette célébration n'est pas ‘made in USA’ mais remonte à l'époque pré-chrétienne, quand les Celtes fêtaient le Nouvel an païen et la ‘Samhain’, qui en gaélique signifie ‘fin de l'été’. Une ‘nuit hors du temps’ qui marquait le passage de l'ancien au le nouvel an et durant laquelle les morts ont accès au monde des humains.

Selon la légende, dans la nuit entre le 31 octobre et le 1er novembre, en plus des morts, des elfes et des fées étaient censés entrer en contact avec le monde des vivants, ayant pour habitude de multiplier les blagues. Une tradition qui s'est perpétuée jusqu'à aujourd'hui. Plus de lutins ni de gnomes, mais des groupes d'enfants déguisés en monstres, qui frappent à la porte de leur voisin en récitant en cœur : ‘Des bonbons ou un sort ?’. La coutume a été reprise également au Royaume-Uni où les enfants, parés de la tête aux pieds, posent la même question ‘trick or treat ?’, comme les charmants diablotins espagnols et leur ‘trato o truco?’.

Mais en Allemagne, tout est différent. Y compris le jour de la fête, qui est reporté de presque un mois -Halloween a lieu outre-Rhin le 30 novembre- et est liée à la fête de l'Apôtre André. Dans la nuit de 'l'Andreastag', les petits Teutons frappent à toutes les portes en demandant des bonbons et des fruits.

En Catalogne, pas question de lutins et de gnomes mais d'une vieille dame qui descend de la montagne et apporte des marrons aux enfants. Une légende qui rappelle celle des ‘masche’ [sorcières], surtout présentes dans les vallées d'Aoste et du Piémont du nord de l'Italie qui justement fêtent dans la nuit du 31 octobre l'un des huit ‘Sabbats’ de l'année : des rassemblements entre diable et sorcières.