Culture

Etat des lieux en images

Article publié le 2 janvier 2008
Publié dans le magazine
Article publié le 2 janvier 2008
Pristina, disharmonieuse, perpétuellement en chantier, combine tant bien que mal son histoire et son âme multiculturelle. Au rythme des coupures d’électricité.

Attention en traversant la rue

Sur un territoire de 572 km² peuplé par 500 000 habitants, Pristina n'est pas seulement la ville la plus peuplée du Kosovo. En son cœur bat le centre administratif, politique, économique et culturel le plus important de la province.

Depuis 1999, la capitale du Kosovo est prise au piège dans un rôle indéfini. De base stratégique pour les instances étrangères, Pristina est devenue en peu de temps un lieu d'échanges où l'anglais se parle couramment en centre ville.

Au-delà, la façade rutilante d'un Parlement moderne et les visages souriants des représentants internationaux et des responsables locaux, une autre réalité, moins claquante, nous attend. Les questions ethniques et le problème du statut du Kosovo, toujours vivement polémique. Et ces quelques concepts :

1. Faire attention lorsque l'on traverse la rue

2. Etre prudent même lorsque l'on se promène dans la rue

3. Quand l'on veut acheter des cigarettes, recharger son téléphone ou acheter une maison, la réponse qui s'impose est le marché noir.

Car ce n’est pas un cliché, la mentalité du marché noir représente formidablement bien le mécanisme de survie qu'une société met en place en cas de pénurie de produits de première nécessité.

Marché noir

La statue de Zahir Pajaziti, un ex-combattante du UCK (Photo: Andrea Decovich)

Après le conflit de l'année 1999, l’afflux de personnes originaires de tout le Kosovo dans la capitale a mis à mal les infrastructures existantes. Le phénomène a aussi précipité les difficultés des services publics et a provoqué une grave crise du logement.

La Ville de Pristina a également dû affronter de sérieuses difficultés d'approvisionnement. Et aujourd’hui encore, certains problèmes comme les fréquentes coupures d'eau ou d'électricité ne sont toujours pas résolus. Les nuages se dissipent du côté des télécommunications : le réseau fixe est moderne et le système pour téléphones portables opérationnel.

Aujourd'hui, en dépit d'un large éventail d'activités économiques - plus de 9000 activités recensées et 75.000 employés réguliers -, la pauvreté est un véritable fléau et menace la société.

A cause d’une fiscalité locale faible et de l’utilisation sauvage de ressources publiques, comme l'eau et l'électricité, les projets d'amélioration sont confiés à la communauté internationale et aux donateurs. Ce qui n’encourage pas le développement de la ville.