Culture

Dans le pétrin

Article publié le 16 août 2007
Article publié le 16 août 2007

Les Européens ont toujours été champions pour se fourrer dans le pétrin. Cela ne date pas du siècle dernier. Il est donc normal que l’on dispose d'un large éventail d'expressions qui conseillent de filer, avant de se retrouver dans la mouise jusqu'au cou ou, selon les Britanniques, avant que la merde ne heurte le ventilo (« before the shits hits the fan »). Les Hongrois ont aussi compris qu'il ne faut pas s'attirer des ennuis. Et ils le disent avec poésie : quand il y a un problème, il y a de la merde (« ha baj van, szar van »). Mais comme le sait tout Européen qui se respecte, c'est en essayant de se tirer d’affaires que l’on replonge dans les ennuis. Les Bulgares vont ainsi de l’épine à l’aubépine, « , », alors que les Hongrois choisissent un itinéraire moins pénible : ils vont du seau à la bassine, « cseberbõl vederbe ». Les Néerlandais en revanche passent de la pluie à la simple goutte (« van de regen in de drup »). Il semblerait enfin que nos amis anglais, aux tendances masochistes décidemment marquées, préfèrent s'extirper de la poêle à frire pour mieux sauter dans le feu (« to get out of the frying pan into the fire »). Prévenu ainsi, on devrait être en mesure d’éviter les problèmes…