Culture

Après les attentats de Bombay, des parlementaires européens tirés d’affaire

Article publié le 28 novembre 2008
Article publié le 28 novembre 2008
Des fonctionnaires de l’Union européenne, hongrois, espagnols, allemands ou polonais, ont risqué leur vie en tentant d’échapper aux attentats terroristes qui viennent de secouer la capitale économique de l’Union indienne. Ils seront rapatriés à Paris le vendredi 28 novembre au soir.

Selon Jaume Duch, porte-parole du Parlement européen, les fonctionnaires directement surpris par les tragiques évènements venant de se produire au centre de Bombay sont sortis physiquement indemnes de ces attentats meurtriers. Ils sont actuellement dans l’attente d’un rapatriement organisé par l’Ambassade de France. Tous les autres eurodéputés et fonctionnaires présents au moment des faits se trouvent maintenant eux-aussi sains et saufs, à l’abri du danger, a déclaré le porte-parole.

Refugiés au consulat de France

Ces attaques perpétrées hier par des groupes islamistes qui visaient principalement deux hôtels de luxe de la ville (le Trident et le Taj-Mahal) ont causé la mort de 130 personnes et fait plus de 300 blessés. La France qui occupe actuellement le siège de la Présidence européenne a demandé à son Consul d’ouvrir sa résidence afin d’accueillir cette délégation du Parlement de Strasbourg formée de 7 députés, 8 fonctionnaires et 3 interprètes représentant la Commission du Commerce extérieur.

(Parlement européen)

D’après Duch, certains d’entre eux sont encore sous le choc de la situation violente qu’ils viennent de vivre. En particulier, les membres de la délégation qui se trouvaient à l’hôtel Taj-Mahal et ont été contraints de s’enfuir dans des conditions souvent très précaires. Trois députés et un fonctionnaire se trouvaient dans l’établissement au moment de l’assaut alors que le reste de la délégation se trouvait dans deux restaurants à proximité.

Bientôt rapatriés dans l'UE

L’hôtel séquestré brutalement par les terroristes s’est retrouvé soudain sous les bombes et le feu continu des rafales de mitraillettes. Certains membres de la délégation surpris par les premiers tirs qui se déchaînaient autour d’eux ont juste eu le temps de sortir précipitamment de l’édifice en courant. D’autres ont été contraints de se cacher dans leurs chambres. Très vite, le Taj-Mahal s’est transformé en un véritable champ de bataille sur lequel militaires et terroristes se sont affrontés durant toute la nuit. Toujours selon Duch, c’est à différentes heures de la nuit que chacun des parlementaires toujours enfermés dans l’hôtel a dû, individuellement, par ses propres moyens et au péril de sa vie, organiser son évasion.

Pour le moment, tous attendent de savoir quand et par quel moyen, ils pourront quitter le Consulat où ils ont trouvé refuge. Les démarches effectuées pour un rapatriement sont souvent complexes. Elles concernent plusieurs niveaux de décision et dépendent de nombreux facteurs. Par exemple, la question est maintenant de savoir si l’aéroport va ré-ouvrir bientôt ou non. Dans un communiqué officiel, Hans-Gert Pöttering, président du Parlement européen déclare que le Consulat de France travaille actuellement en étroite collaboration avec le Parlement européen pour permettre à la délégation d’être rapatriée au plus vite.

Liste des eurodéputés présents à Bombay lors des attaques : 

Ignasi Guardans Gambo (ADLE/Espagne) Erika Mann (Groupe socialiste/Allemagne) Syed Kamall (PPE-DE/Royaume-Uni) Béla Glattfelder (PPE-DE/Hongrie) Daniel Caspary (PPE-DE/Allemagne) Jan Tadeusz Masiel (UEN/Pologne) Sajjad Karim (PPE-DE/Royaume-Uni) sont les six membres de la délégation les plus gravement touchés par l’événement.