Bruxelles

La quatrième Conférence des Nations-Unies sur les Pays les Moins Avancés vise les résultats

Article publié le 9 mai 2011
Article publié le 9 mai 2011
Par Marie Verwilghen La Turquie accueille la quatrième Conférence des Nations-Unies sur les Pays les Moins Avancés du 9 au 13 mai à Istanbul. Cette conférence décennale identifiera les résultats du précédent plan d’action ainsi que les nouvelles vulnérabilités afin d’établir de nouvelles stratégies de développement.
L’Union européenne, présente à titre d’observateur aux Nations-Unies, insistera sur la nécessité de développer le commerce des Pays les Moins Avancés.

Les Pays les Moins Avancés (PMA) sont définis par les Nations-Unies comme étant « une catégorie de pays distingués par une vaste pauvreté et par la faiblesse structurelle des ressources économiques, institutionnelles et humaines ; elles-mêmes exacerbées par des contraintes géographiques ». Depuis 1981, l’Assemblée Générale des Nations-Unies convoque tous les dix ans une Conférence sur les PMA, afin de planifier un plan d’action pour les aider à s’extraire de leur pauvreté structurelle.

Trente ans après, les résultats sont maigres : seuls trois pays sont sortis de la catégorie PMA depuis le début de la coopération. Un constat jugé insuffisant par les Nations-Unies, qui souhaitent tout de même poursuivre la coopération, considérant leur développement comme l’un des « défis mondiaux majeur » actuel.

La crise a exacerbé la vulnérabilité des PMA

La majorité des PMA avaient atteints les objectifs de croissance économique de 7% avant la crise mondiale, chiffre indiqué comme seuil de croissance nécessaire à la réduction de la pauvreté. Les PMA mettent en cause la crise économique et financière de 2008 dans l’anéantissement de ces progrès et soulignent leur vulnérabilité aux chocs extérieurs.

Pour les PMA africains, la solution à cette fragilité est la diversification leurs exportations. C’est aussi une critique en demi-teinte des politiques antérieures qui visaient « la croissance des exportations concernant l’exploitation des ressources naturelles et des matières premières plutôt que sur la valeur ajoutée et la diversification des produits ».

Favoriser l’accès des PMA au marché mondial

Au Parlement européen, la proposition de résolution commune adoptée le 5 mai 2011 insiste sur la nécessité d’aider les PMA à s’installer dans le commerce mondial tout en les aidant à affronter la concurrence résultant de la libéralisation des marchés. Elle défend également les principes européens de défense de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit pour asseoir un développement durable.

Cette position sera portée par une délégation menée par le britannique Nirj Deva. Selon lui, « la lenteur de développement des pays PMA s’explique, en partie, par l’absence d’usines de transformation permettant la congélation de leur agriculture en vue d’une exportation ». Corina Cretu, Députée Roumaine membre de la délégation, espère que cette 4ème Conférence « sera plus orientée vers les résultats, là où les trois conférences précédentes se sont concentrées sur les principes ».