Bruxelles

HAPE: le #tropicalsoundclash arrive à Bruxelles

Article publié le 25 août 2017
Article publié le 25 août 2017

Cafébabel a rencontré les fondateurs du projet musical qui est en train de voyager aux quatre coins du monde. Nous sommes partis avec eux sur les notes de leur musique pour découvrir les origines de ce projet qui promeut la rencontre entre diversités.

Rencontre. Lien. Mélange. Union. Enrichissement. Voici les mots clé pour décrire HAPE, un projet musical qui a fait le tour du monde. Après l’Havane (Cuba), N’Djamena (Tchad), Vénice (Italie) et Paris (France), il est finalement arrivé à Bruxelles.

Tout a commencé à la fin de l’année 2015 dans la chaleur de la Havane, alors qu’un grand changement traversait la société cubaine. Un group de DJs et musiciens de pays différents se rencontrèrent et mirent l’un au service de l’autre leur bien le plus important : leur diversité. HAPE- El Habanaperitivo était né.

Ce sont Simone et Alessandro, deux des fondateurs du collectif, qui me racontent l’histoire du projet dans un bar à la place du Luxembourg, symbole de l’Europe et de son rêve d’intégration : « On appelle ce qu’on fait un soundclash, un conflit des sons: un mélange entre musique traditionnelle avec une touche électronique.  On  trouve des traces de cumbia, mbalax, salsa, bossa nova, highlife, coupé-decalé, forró, pizzica avec des saveurs modernes, afin de permettre le rencontre entre âges et styles. »

Dans une période ou les migrations sont au centre du débat politique et l’ouverture vers les autres cultures n’est pas donnée, ce collectif fait de la rencontre entre cultures son point fort, le moteur pour la création. Et qu’est-ce qu’il y a de mieux que la musique pour surmonter les barrières culturelles? « La musique est un des éléments les plus importants dans chaque mouvement culturel, national ou populaire. Il s’agit d’un des aspects de chaque culture qui a germé dans le monde et il reflet les racines, les croyances et les rêves des gens. Aujourd’hui, la globalisation et la technologie sont en train de changer la façon dont les gens créent et partagent leurs chansons, mais la musique n’a pas perdu son lien avec les racines, l’identité, les peurs et les joies des gens ».

HAPE a voyagé dans trois continents avec ses ambassadeurs de cette forme de diplomatie culturelle. Et la réaction des différents publics n’a pas déçu ses créateurs « Dans la lagune de Venise comme dans le sable de N’Djamena, sous un palmier à la Havane ou sous le soleil parisien, les gens suivent le rythme et deviennent les protagonistes de la buena onda. Une fois un jeune Cubain nous a approché à N’Djamena en nous disant ‘Mec, cette chanson fait partie de mon enfance ! Ça me rappelle quand ma maman et moi on restait assis dans nos vérandas à Santiago…et le remix que vous avez fait avec le percussionniste est magnifique ! »

Je leur demande pourquoi ils ont proposé de jouer à Bruxelles. « Cette ville est un carrefour des cultures et échanges, c’est le lieu parfait pour le #tropicalsoundclash. Bruxelles représente une étape obligatoire pour HAPE parce que ça coïncide avec le parcours culturel de nos artistes. Diffuser ce projet dans une ville comme Bruxelles signifie accueillir toutes les cultures en respectant leurs diversités. De plus, la Belgique est un pays qui continue à grandir grâce aux événements, concerts et festivals où différents sonorités musicales se rencontrent en créant des ponts entre cultures ».

Et le futur de HAPE? “ Déjà venez nous voir au parc Josaphat, on en parlera en dansant!”. Ce soir, à 17h30. Rendez-vous à Schaarbeek.

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