Bruxelles

Chronique imagée d’Esperanzah

Article publié le 4 août 2015
Article publié le 4 août 2015

L'équipe de Cafébabel vous fait revivre une journée à Esperanzah comme si vous y étiez. Surprises garanties !

Dimanche 2 août

10h30 : Réveil difficile après deux jours de festival intense. Mais l’abbaye de Floreffe offre un spectacle magnifique depuis le camping. 

11h : Après un petit-déjeuner Oxfam, les estomacs sont remplis et la journée peut commencer !

12h : Dans le village, on attend les concerts comme on peut : certains font des jeux de bière, d’autres mangent un bout avant d’aller sur le site.

15h40 : Esperanzah, ce n’est pas que des concerts, il y a aussi une programmation cinématographique engagée. L’équipe de Cafébabel profite de l’occasion pour découvrir un documentaire : Gardenia — Before the last curtain falls. Une plongée poignante au cœur de témoignages de travestis et transsexuels âgés de plus de soixante ans.

17h : Débat sur le TTIP : une menace frontale à notre protection sociale ?

17h30 : L’une des excellentes surprises de ce festival nous vient de la péninsule ibérique avec la performance de Pan De Capazo. Pendant plus d’une heure, ces Espagnols, un brin hirsutes et patibulaires, sont venus chatoyer les oreilles des festivaliers de leur son crasse, mais à la puissance salvatrice, revisitant les répertoires médiévaux et traditionnels, en particulier d’Europe centrale. Ainsi, le public a pu joyeusement sautiller sur les rythmes enjoués de saltarelles éthyliques, de polkas et mazurkas endiablées, et autres ballades tournoyantes, déterrant à l’occasion des instruments peu conventionnels, tels que la vielle à roue, le gardon hongrois, le duduk arménien ou encore la gaïta galicienne. De par son éclectisme rare, le talent de ses artistes, qui dégagent une énergie brute et particulièrement communicative, a conquis nos cœurs de Babéliens. On espère bien recroiser les six trublions lors de leur prochaine pérégrination estivale à travers l’Europe.

18h30 : Entre deux concerts, une bonne centaine de manifestants se rassemblent pour militer en faveur d’objectifs ambitieux pour la Conférence des Nations Unies sur le climat à Paris (COP 21). Les organisateurs lancent un appel à mobilisation dans la capitale française avant et pendant la conférence internationale.

19h : C’est la 3e année consécutive que le coiffeur et poète « mystérieuses coiffures » revient émerveiller petits et grands. Il coiffe un festivalier toutes les 7 minutes en alliant fleurs et art capillaire.

19h30 : Le ventre gargouille, il est temps de se rendre au village des saveurs afin de déguster des plats des quatre coins du monde. Et pourquoi ne pas tester un hamburger base d’insectes ?

22h : C’est au tour du chanteur-compositeur israélien Asaf Avidan de se produire sur la scène côté Jardin, au milieu de l’abbaye de Floreffe. Il allie un répertoire entre folk et blues du haut de sa voix étonnante, qui ne laisse personne indifférent. « Reckoning Song » a propulsé ce chanteur sur le devant de la scène, mais sa prestation ne se limite pas qu’à une seule chanson, tout le concert n’est que pure merveille. Assurément notre coup de cœur de ce festival.

23h45 : Même si la fatigue se fait de plus en plus ressentir, la motivation est encore là chez les festivaliers qui assistent au concert de Chinese Man. Les Marseillais ont l’honneur de clôturer le festival et en profitent pour décharger le maximum de sons et de lumière.

01h30 : Le temps d’achever les tickets boissons et puis direction le camping, car la fête n’est pas terminée ! Un petit chapiteau accueille un concert de percussionnistes. Ensuite, tout le monde y met du sien. La fête a duré toute la nuit pour les fêtards les plus assidus.

4h : Il est temps d’aller dormir, car le camping doit être évacué avant 10 heures du matin ! 14e édition d’Esperanzah couronnée de succès.

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