Berlin

Hera Hilmar, l'actrice venue du froid

Article publié le 17 février 2015
Article publié le 17 février 2015

Cette année, parmi les European Shooting Stars, il y avait Hera Hilmar, une Islandaise aux yeux glacés. Café Babel vous livre le portrait de cette jeune actrice à la mentalité islandaise, mais à la carrière internationale.

Hera Himar, 26 ans, à la figure élancée mais au visage enfantin, arbore une combinaison flashy. C'est la tenue qu'elle a choisie pour se présenter à la conférence de presse des European shooting stars 2015, un prix qui permet chaque année de mettre en lumière de jeunes acteurs talentueux lors du festival international du film de Berlin. On s'imagine que Hera pourrait être intimidée d’être ainsi exposée aux flashs des photographes et aux questions des journalistes. Mais l’actrice dans un anglais impeccable, tout en éclats de rire, maîtrise l’art de répondre aux interviews à la perfection.

Hera Hilmar : de l'Islande à l'international

L'actrice islandaise porte le nom de la déesse grecque, fidèle épouse de Zeus. Mais Hera, l’actrice, a fait très tôt des infidélités à son île natale pour s'exiler sur une autre île, moins isolée. La jeune femme dont le père Hilmar Odsson est réalisateur et la mère Þórey Sigþórsdóttir est actrice, habite désormais Londres où elle a suivi un cursus de trois ans à la prestigieuse London Academy of Music and Art.

Hera s'est fait remarquer du public islandais en 2007, pour son rôle dans "Quiet Storm" de Gudny Halldórsdóttir, où elle joue le rôle d’une jeune femme qui décide de couper les liens avec son environnement bourgeois pour travailler dans un centre pour jeunes délinquants.

Comme son personnage, Hera aime partir à l’aventure et a très vite élargi son horizon. Son diplôme en poche en 2011, la jeune femme est embauchée dans un film à gros budget, "Anna Karénine", réalisé par Joe Wight, avec Keira Knithley et Jude Law en têtes d'affiche. L’actrice y joue un petit rôle, mais le tournage s'avère une expérience enrichissante : "C’était super de faire partie d’un truc aussi géant, et de rencontrer des personnes venues d’un peu partout dans le monde, talentueuses et d’une certaine façon toutes un peu folles. Et Joe Wight a quand même réussi à créer une atmosphère personnelle." Hera a beaucoup apprécié se documenter sur son personnage, Varya, qui occupe "un plus grand rôle dans le livre". La jeune actrice a continué dans la veine des films historiques en jouant par la suite dans la série américaine "Da Vinci's Demon" où elle campe le personnage récurrent de Vanessa, une femme à l’esprit libre, sorte de hippie du XVIe siècle.

En 2014, Hera tient le premier rôle dans "Life in a Bishbowl" (2014) du réalisateur islandais Baldvin Zophoníasson. L’histoire se passe dans une Islande pré-crise financière, où trois âmes désœuvrées finissent par se rencontrer. Hera y joue une jeune femme qui se prostitue par manque d'argent. Une performance qui lui vaut une mention spéciale au festival du film de Zurich en 2014.

Mais si Hera désire faire une carrière "internationale", elle "restera toujours une actrice islandaise".  Sur son pays, elle raconte : "C’est intéressant de faire partie d’une petite société qui se voit comme une nation, bien que peuplée comme un village. Cela donne une mentalité particulière aux Islandais, renforcée par le paysage volcanique et glacé de l’île. Les Islandais ont un tempérament de fonceurs, s'ils veulent faire quelque chose, ils le font. En général, ça fonctionne et si ce n’est pas le cas, et bien ils s’en foutent et c’est génial !"

Hera Hilmar : des films aux clips

Hera démontre d’une très jolie façon qu’elle est bel et bien islandaise. Dernièrement, la jeune actrice a fait une apparition dans un clip du groupe Palace. "C’est important de découvrir de nouvelles choses, d’avoir du plaisir à expérimenter... Et la musique est parfaite pour cela. Si cela ne marche pas, ce n’est pas grave et si ça marche, c’est fun !"  La jeune femme, passionnée de musique, joue du piano et du violoncelle, en plus de jouer l'actrice. De là à ce qu'Hera s'essaie bientôt à la chanson, il n'y a qu'un pas.... A Cafébabel, on prend les paris !

Cafebabel présent sur la 65e édition de la Berlinale

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