Barcelone

Le chômage trouble l’Espagne au même moment que Wall Street prône l'intervention étatique

Article publié le 10 septembre 2008
Article publié le 10 septembre 2008
2,5 millions de personnes, presque 11 pour cent de la population active, étaient au chômage en Espagne à fin août. Au cours de la dernière année, plus de 500 000 personnes auraient perdu l’emploi dans le pays ibérique. Les plus touchés : les classes les plus basses et populaires et les nouveaux arrivés. En effet, de ce demi-million, un sur cinq (112 539) serait d’origine étrangère.
Quant au secteur le plus touché, la fin de la bulle spéculative de la construction aurait supprimé 180 000 postes de travail tout au long de la dernière année.

Il y a quelques mois, on disait sur ce blog que l’économie serait l’un des grands défis du gouvernement Zapatero pendant la nouvelle législature. Il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour rencontrer les premiers obstacles sérieux à l’action du gouvernement du cabinet dont José Luis Rodriguez Zapatero est le président.

Les ministres espagnols de l’Economie, Pedro Solbes, et de l’Emploi, Celestino Corbacho, ont beaucoup de travail devant soi. Le cercle vertueux de l’économie espagnole est fini. Les périodes de vaches maigres commencent.

Au même moment, les marchés financiers mondiaux tremblent. Curieusement, les partidistes de liberalisme et la desrégulation prônent maitenant l'intervention étatique.

Photo: Rodrigo Rodrigo Rodrigo (flickr.com)