Zapatero, Sarko et les autres... quatre babéliens au Conseil - Episode 1

Article publié le 1 mars 2009
Article publié le 1 mars 2009
Episode 1 - “Attention ! Ils arrivent !” En pleine période de crise, les chefs d’Etat européens se réunissaient ce dimanche à Bruxelles pour tenter une fois de plus de parler d’une seule voix. Pendant ce temps, une partie de l’équipe de Café Babel Bruxelles découvrait les coulisses de ces rencontres au sommet.
Du côté de l’entrée des chefs d’Etat et dans une belle cohue, Anna et Elisanda ont cherché à se faire une petite place pour apercevoir de nos dirigeants. Ne manquez pas la suite des aventures de nos babéliens au prochain épisode où l'on en saura plus sur les conférences de presse du Sommet Européen.

Article écrit par Anna Suarez

Comme les rois mages

DSC04573-1.JPG11 heures. Nous sommes à l'extérieur du Conseil Européen. Sous les deux tentes spécialement installées, les journalistes sont partout et attendent les voitures officielles. Derrière les cameras et des micros de tous les couleurs, on entend presque toutes les langues : italien, néerlandais, français, tchèque…Chacun attend son chef d'état pour essayer de capter son point de vue avant le début de la réunion. Moi je suis avec les espagnols, qui attendent Zapatero pour lui demander son impression sur les élections basques et galiciennes qui se déroulent aujourd'hui. Ils me font penser aux enfants qui attendent les rois mages dans la rue, le soir du 5 janvier, pour recevoir des bonbons.

On entend les talkie walkie du personnel de sécurité, et en quelques instants les premières motos de la police arrivent; accompagnant les voitures officielles à vitres teintées. Les journalistes d’images empoignent leurs cameras, les photographes leurs appareils, et les journalistes leurs stylos. Bref, chacun prépare ses armes. Les portes des voitures s'ouvrent et quelques hommes sortent. Là il faut être agile et deviner qui est qui. Soit on prend le guide avec la liste des chefs d'état et leur photo, soit on fait confiance a sa mémoire visuelle. Le premier journaliste se lance : "Prime Minister, Prime Minister please". En entendant ce cri de guerre, les flash crépitent et les perches à micros essayent de se rapprocher le plus possible du personnage. Parfois ils s'arrêtent, parfois ils saluent, parfois ils ignorent.

Les autrichiens à pied

P1020059.JPGAnders Fogh Rasmussen, le danois, et Costas Caramanlis, le grec, sont les plus ponctuels. Ensuite c’est Gordon Brown qui passe par devant la foule sans s'arrêter. Les autrichiens sont les seuls a arriver à pied. Visiblement, ils n’ont pas choisi de soutenir au secteur automobile…Le premier ministre suédois fait des déclarations, les micros l'entourent pendant plus de vingt minutes.

Finalement, Zapatero arrive et mon secteur commence à s’agiter. "Presidente, presidente" crient les journalistes. Il salue et s'en va. Les journalistes sont déçus, ils attendaient au moins une petite phrase pour le journal télé de midi. Tout de suite, le coin des journalistes espagnols se vide.

La star est arrivée

DSC04552.JPGL'attente continue, et tout de suite, la voiture officielle de Sarkozy s'approche. C'est la seule à être ornée d’un drapeau, pour prévenir ses fans que la star est arrivée. Les portes s'ouvrent, les flashes n'arrêtent pas. Mais il entre dans le bâtiment sans même saluer. Si on regarde en haut, on voit deux hélicoptères qui s'approchent et atterrissent sur le toit comme dans les films.

Ensuite, c’est au tour de Barrosso, qui salue gentiment et fait des déclarations. D’où je suis, je n’entends quelques mots. "yes, believe,togheter". Le dernier à arriver est Il Cavagliere. Silvio Berlusconi, avec un retard considérable. Il ignore la foule et rentre rapidement à l'intérieur. Un garde de sécurité nous prévient qu’ Angela Merkel arrivera en retard à cause de "problèmes techniques".

Pour l'instant les 26 sont tous là, et maintenant, c'est la photo de famille. Petite remarque néanmoins importante: au moment de prendre les positions il y a un vide entre Zapatero et Sarkozy, peut-être celle qui était réservé à la kanzler allemande. L'espagnol se dirige vers le français et lui propose de se rapprocher. L'autre refuse et tourne son dos. Plus tard, les deux feront des déclarations sur l'importance de rester unis. Ah, la politique!

Dans les prochains épisodes, lisez comment Julien, Waldo, Anna et Elisanda ont vu de près le vrai visage de leur chefs d’Etat et ont vécu en direct “les coulisses de Bruxelles”.