WhitElephants, Marion Corrales: les diamants bruts des Solidays

Article publié le 28 juin 2010
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Article publié le 28 juin 2010
Amateurs avec un pas dans le métier. Les heureux élus du concours Tremplin Ile-de-France organisé par La Métisse se sont produits avec éclat devant le public des Solidays dimanche à 14h. Envie d’aller plus haut ? Rencontre avec Marion Corrales et les WhitElephants. La scène, c’était quatre heures plus tôt. Ensuite, chaque artiste en herbe a eu droit à son lot d’interviews.
C’est ce qu’ils attendaient des Solidays : « La couverture médiatique et le public », confirme Nico, le clavier des WhitElephants. Nico a eu son moment de gloire sous le chapiteau de l’hippodrome de Longchamp : il s'est cassé la gueule avec son clavier !

Le public nombreux se souviendra longtemps de ce pachyderme, mais pas seulement pour sa chute. La fusion trip-hop, jazz, soul et metal que la bande d’amis concocte depuis les six dernières années n'a laissé personne indifférent. "On a retourné les Solidays", admet volontiers la chanteuse en riant.

Devenir pro ?

Les joueurs sont prêts. Un live sur France Culture, de bonnes adresses parisiennes comme le Cabaret Sauvage, le Gibus, la Flèche d’Or et enfin le New Morning, salle hôte du concours Tremplin Ile-de-France qui les a propulsé aux Solidays. Tout ça en un an. Derrière eux, les répétitions usantes en sortant du boulot – architectes, graphistes, que des mémoires de pachyderme – pour l’amour du son et le plaisir de jouer entre amis. Devant ? « C’est la question du moment », précise Lili, la voix du proboscidien, car « le désir de faire plus de musique commence à monter ». Si jouer devant un public aussi nombreux, « c’était énorme » comme un mammouth, ils en sont au moment critique où le hobby sérieux peut devenir un métier.

Laissons-les un peu traîner la trompe et profiter de leur succès ; Lili, fan de Beth Gibbons, la voix des Portishead que l’on peine à distinguer de la sienne, les embarque déjà pour sauter devant les Shakaponk.

L'emploi du temps

Marion Corrales, elle, n’a pas ce genre d’hésitations : « Je ne fais que ça » confie-t-elle. Comédienne de formation, elle sort tout droit d’une formation de « performance studies » à New-York, de la « philosophie de la représentation » mêlant théorie et pratique, explique-t-elle. Alexandre Bellando, un guitariste et violoniste de talent passe par là et, de fil en aiguille, on retrouve le duo de folk alternatif au New Morning en décembre 2009 pour le concours Tremplin Île-de-France organisé par la Métisse. Le duo s’est transformé en trio pour les Solidays et Marion en est sortie confiante, persuadée qu’il faut « passer par le live, ça permet de se renforcer ».

En-dehors de la scène, le travail s’articule entre le tournage d’un clip, les répétitions à outrance, les scènes incessantes - du Connétable au Concorde Atlantique hier, va savoir où demain – et la recherche d’une image qui colle avec son style musical : « Nous travaillons avec un bijoutier qui a confectionné un collier que je porte pendant le clip. Ce sont des pièces de scrabble qui forment des mots quand je chante. » Rien n’est laissé au hasard. De là, peut-être viendra le temps de trouver un manager. En tout cas, le premier album est déjà sur les rails. Le public des Solidays, ravi, a pu s'en délecter en avant–première.