WATT about ecology ?

Article publié le 30 juin 2009
Article publié le 30 juin 2009
Article de François Klopfert A 150 kilomètres de Bruxelles, Le WATT, l’une des plus anciennes boîtes de Rotterdam fait peau neuve. Ce haut lieu de la nuit bien connu par plusieurs générations de clubeurs locaux, lance un nouveau concept. Après avoir accueilli, des artistes tels que Kurt Cobain et Bono et de nombreuses soirées, le WATT surfe, désormais sur la vague de l’énergie verte.
L’endroit a été entièrement remis à neuf par Kossman de jong en corporation avec Döll-Atelier, à l’aide de matériaux recyclés. Le bâtiment tend à devenir passif et ce malgré une fonction dite énergivore.

Afin de réduire leur impact sur l’environnement de 30%, tout a été repensé; du sol qui produit de l’électricité, jusqu’au toit qui recolte l’eau de pluie.

Quand les boites de nuit se mettent au vert.

Le système de refroidissement de chacune des salles est indépendant, évitant ainsi le gaspillage lorsque certaines n’en ont pas besoin. Toujours pour réduire la consommation énergétique, il n’y pas de frigo derrière les bars, la bière est refrigérée dans de grands futs placés dans les caves. Et par souci du détail, elle nous est ensuite servie dans des verres en plastic réutilisable portant l’inscription “Recycle me”.

Les toilettes n’ont pas été épargnées: l’eau provient des cuves sur le toit et est acheminée jusqu’aux chasses à travers des tuyaux transparents. Les chasses d’eau peuvent être arrêtées à tout moment et sont graduées pour qu’on visualise le nombre de litres qui ont été utilisés. A l’exception des toilettes pour hommes dans lequelles les urinoirs sont dépourvus d’eau. Mais je vous rassure, ils fonctionnent parfaitement.

Mais ce qui est sans doute le plus impressionnant, c’est le “sustainable dance floor” qui en plus de clignoter et de changer de couleur, a la particularité de transformer les pas des danseurs en électricité directement utilisable par le club. Chose amusante, on peut voir sur un écran le nombre de joules produits au total et à l’instant. Comme on me l’a dit lors de la présentation, c’est pour bien souligner l’impact de nos actes sur le monde qui nous entoure. Même si pour ma part, ça m’a surtout motivé à danser d’avantage pour augmenter le “score.”

Ce concept rejoint l’un des objectifs de la ville de Rotterdam qui veut réduire de 50% ses emissions en CO2 d’ici 2025. Il fut d’ailleurs très bien reçu par le public, lors de son lancement en 2006, déjà plus de 400 journalistes étaient présents. Ce dance floor producteur d’énergie a ensuite voyagé en Europe afin de sensibiliser un maximum de personnes. Car c’est l’un des buts recherché: montrer aux jeunes que l’écologie n’est pas reservée qu’à des radicaux qui ne se nourrissent exclusivement d’aliments bios et équitables, qui refusent d’utiliser une voiture et qui jonglent dans les parcs enfouis sous leurs longues rastas. Ils montrent que chaque geste est important et qu’il ne faut pas changer grand chose à nos habitudes pour avoir un impact. De plus, le message est transmis directement aux jeunes et dans un cadre qui les touche particulièrement.

A quand l’arrivée de ce concept dans des établissements bruxellois tel que le Mirano ou le Fuse?

Et pourquoi pas un label?

Les concepteurs de ce “sustainable dance floor” veulent aller plus loin et créer un label de “boite écologique” qui permettrait aux clubeurs soucieux de leur environnement de reconnaître les établissements qui produisent peu de déchêts. Ainsi ceux qui le veulent pourront manger et dancer “bio”.