Vous allez aimer le Service volontaire européen !

Article publié le 27 octobre 2008
Publié par la communauté
Article publié le 27 octobre 2008
Le Service volontaire européen, que nous nommerons SVE, est un service organisé par les institutions européennes. C'est certainement l'un des plus mal connus aujourd'hui. Dommage. Comment fonctionne-t-il ? À qui s'adresse-t-il ? Quelles sont les modalités ? À quoi ça sert ?

C'est à toutes ces questions qu'a répondu le Café européen du 16 octobre 2008 organisé par l'association des Jeunes européens Auvergne au Still Irish Bar. Grâce à l'intervention de Mlle Le Bihan de l'association Concordia (http://www.concordia-association.org/) et de Selane, une jeune urque en service volontaire à Clermont, toute la lumière s'est faite sur ce projet obscur élaboré par Bruxelles.

Le Service volontaire européen (SVE) fait partie du programme "Jeunesse en action" élaboré par la Commission européenne, le Parlement européen et les États membres de l'Union européenne. Y participent : les pays de l'UE, le Liechtenstein, la Turquie, l'Islande et la Norvège. Toutes les informations nécessaires se trouvent sur le site du volontariat : http://www.volontariat.gouv.fr/spip.php?article53.

L'initiative de Bruxelles a beaucoup d'avantages, mais l'équipe du Puy de Babel ne peut se contenter d'encenser ce projet. Parce qu'il a tout de même quelques inconvénients. Tout d'abord, il est très peu connu. Ensuite, il faut bien le rappeler, il ne valide aucun diplôme ni aucun cursus, une simple attestation étant délivrée à la fin du Service. Cela veut donc dire qu'il oblige à "sacrifier" une année pour se rendre à l'étranger pour une durée de deux mois à un an. Les vacances, me direz-vous ! Hé bien non : pendant les vacances, il n'y a pas de missions pour les jeunes partants, puisqu'il s'agit principalement de missions d'encadrement et d'intervention culturelle pendant l'année universitaire. Il faut donc soit partir juste après le Bac (mais qui connait cette possibilité ?), s'offrir une année sabbatique, ou bien finir ses études et partir juste avant de chercher du travail.

De plus, l'indemnisation n'est pas harmonisée. Elle dépend de chaque pays. En France, elle ne dépasse pas 200 € par exemple, ce qui refroidit beaucoup de postulants, quand bien même on est logé, nourri, blanchit (les frais médicaux sont pris en charge).

Tous ces faits prennent le SVE en défaut. Il s'adresse finalement à un nombre restreint de personnes. Il lui faudrait un bien plus gros battage médiatique, car l'initiative est intéressante. Elle mérite tout notre soutien, car ce genre de projet, on en demande encore !

Par G. B.