Van Rompuy et Barroso, à l’unisson

Article publié le 17 décembre 2010
Article publié le 17 décembre 2010
Par Edgar Makanga Jeudi soir, sur le coup de 23h20, Herman Van Rompuy et Jose Manuel Barroso n’ont pas caché leur satisfaction devant la presse. Les Présidents du Conseil européen et de la Commission européenne ont loué la détermination des 27 États-membres, qui ont rapidement su accorder leurs violons sur le plan économique.

Deux phrases amenderont l’actuel Traité de Lisbonne, dans le but d’établir un fonds de secours permanent, destiné à sauvegarder la stabilité financière dans la zone euro. De même, les spécificités de ce mécanisme permanent ont été confirmées. « Même si l’Euro ne concerne que 16 pays, les 27 se sont tous mis d’accord après seulement 1h30 de discussion. C’est une décision collective, et la détermination est évidente », soulignait Herman Van Rompuy, avant de surenchérir : «Forgeons l’avenir ensemble !». En filigrane, le Président du Conseil aimerait bien que les consensus soient aussi aisés à établir dans d’autres dossiers…

Jose Manuel Barroso lui a emboîté le pas. Le Président de la Commission européenne a également usé de formules rendant grâce à l’efficacité des chefs d’État et de gouvernement. Ainsi, comme un leitmotiv, le mot « détermination » est revenu à maintes reprises dans son discours. « Passons de la parole à l’action. Marchons et cessons de parler », ajoutait le Lusitanien, fier de vanter l’unité des 27, avant de lancer une pique aux mauvaises langues qui prévoient l’implosion à moyen terme de la zone euro : «Les Cassandre ont tort !»

Une phrase qui ressemble fort un appel du pied auprès des marchés financiers.