Une photo pour raconter et unir 7 villes méditerranéennes 

Article publié le 13 mars 2018
Article publié le 13 mars 2018

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Le 22 octobre 2016, des centaines de photographes amateurs et professionnels se sont lancés dans un marathon photographique pour capturer les visages et les histoires d’Alger, Beyrouth, Amman, Palerme, Naples, Marseille et Ljubljana. Nous vous proposons une galerie des gagnants, pour chacune des villes, qui nous ont révélés l’idée qui se cache derrière leurs photos.  

Plus de trois mille photos prises dans 7 villes pour documenter 12 thèmes comme l’immigration, l’héritage culturelle, le nationalisme, la diaspora, l’étranger, la nostalgie ou le langage avec un objectif en main, la créativité et le support logistique sur le terrain. En somme, ils ont refléchi les rues et les visages d’Alger, Beyrouth, Amman, Marseille, Palerme Naples et Ljubljana.

En octobre dernier, 271 photos-reporters professionnels et amateurs se sont mesurés dans un marathon photographique organisé par FRAME, qui a réuni sept villes différentes, regroupées par d’innombrables liens étroits et des patrimoines culturels qui se sont consolidés dans l’histoire millénaire de la Méditerranée.

Mais qu’est-ce qui est ressorti des objectifs des participants et surtout qui a gagné ? Voilà un dossier qui représente un dialogue imaginaire entre des lieux et les cultures lointaines, mais avec beaucoup de points en commun. Nous vous proposons une photo de chaque vainqueur par ville et quelques informations sur leurs prises.

Palerme : les héros sont nos grands-parents

Les images de Giulia Montoneri racontent la Palerme de tous les jours, celle photographiée en se perdant dans les rues et les recoins de la ville, où les personnes entrent en relation dans un contexte social caractérisé par une grande variété culturelle.

Mais il y a un autre aspect qui a frappé Giulia : la force des grands-parents. « Une de mes photos préférés s’appellent « héros » et représentent justement nos héros préférés, les grands-parents », dit Giulia. « Dans leur jeunesse –poursuit-elle, nombre d’entre eux ont vécu la pauvreté, la guerre, la colère et le scepticisme en attendant un futur meilleur. Mais ils savaient qu’ils pouvaient trouver le bonheur dans les petites choses, comme un vieux vélo ou une promenade au soleil ».

Alger : même les objets ont des traits humains

A Alger, Le gagnant est Wiame Lasri, dont nous vous proposons « someone’s dream » qui, comme l’explique l’auteur, cherche à capturer les petits moments de la vie quotidienne que l’on tend souvent à ignorer. « Les thèmes – dit le photographe – sont de grandes sources d’inspirations ; moi, j’ai essayé de mettre un peu de poésie dans l’image et donner des traits humains, même aux choses, sans photographier les personnes.

Naples : « Qui est le napolitain et qui est l’étranger ? »

Pendant le marathon photographique, Pasquale Marinelli a essayé de réinterpréter simultanément les thèmes de la migration et de l’héritage culturel. « Dans chaque photo, j’ai essayé de répondre à deux questions : qui est le napolitain et qui l’étranger. Pour trouver l’inspiration, j’ai visité ces lieux qui représentent ma culture comme le Musée Archéologique National et le Musée d’Art Contemporain ; Je me suis perdu entre les arcs de la Via dei Tribunali, en laissant que les ruelles stimulent mes cinq sens. Dans cet ensemble, j’ai cherché à recréer une Naples a double vision : étrangère et connue d’elle-même ».

Amman, ces photos prises depuis une voiture

Krix Berberian a décidé de prendre toutes les photos depuis une voiture pour adopter ce même point de vue, sans faire de concession, avec chaque histoire. « J’avais juste besoin d’un moment – révèle Krix – si j’étais, ne serait-ce qu’une seconde en retard, je ne pourrais jamais plus capturer cet instant, ne serait-ce qu’une seconde ».

Marseille, une ville « à part » dans le panorama français

Selon Jean-Michel Couhet, les hommes et les femmes de Marseille, avec leur diversité culturelle, font de la ville un lieu unique en France. « Ici, tous paraissent fiers de leurs origines variées  et que la terre marseillaise les unies en une seule identité », dit le photographe

Beyrouth : « A chaque ville son héros »

Wissam Andraos est convaincu que chaque ville a son héros et qu’à chaque coin de rues et sous chaque pont, on peut trouver des travailleurs étrangers qui attendent de se mettre à l’œuvre. « Malheureusement -  souligne-t-il – les entreprises privées sont en train de créer des différences de classe entre les rues riches et celles des pauvres ».

Ljubljana : Une histoire d’émigration en Slovénie

Pour représenter la migration, un des thèmes principaux du marathon photographique, Teja Pahor s’est inspirée de l’histoire d’une de ces connaissances qui, pour arriver en Slovénie, a traversé mille péripéties.

Cafébabel Palermo a été partenaire du projet Photo Marathon de Palerme, organisé par l’association Enzima et intitulé « Visions et (Di)Visions ». Pour consulter la base de données complète des photos de toutes les villes, Clic ici. Tu pourras sélectionner les meilleures prises sur la base des thèmes, des auteurs ou de la ville.