Un sommet européen pour sortir de l'abîme ?

Article publié le 22 octobre 2011
Article publié le 22 octobre 2011
Photo du Conseil européen, février 2011 Aujourd'hui, les 27 chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne laissent leurs montagnes de dettes à la maison et viennent à Bruxelles — arrêt Schuman pour ceux qui viennent en métro — pour sauver l'Europe lors d'un Conseil européen. Le but est aussi de trouver des solutions pour rassurer les marchés, stabiliser la situation de la zone euro, et...
changer le climat, aussi. On peut déjà dire que ce sommet est un échec (sauf surprise de dernière minute), l'agence de notation Sarko&Merkel ayant dégradé la note de ce rendez-vous à ONVERRAMERCREDI, appelant l'Eurozone à se rencontrer de nouveau à Bruxelles.

Au départ, tout devait avoir lieu lundi dernier. Des perturbations sur la ligne Paris-Berlin (le Fonds européen de stabilité financière devait-il devenir une banque ? la Grèce n'ayant plus la côte, quelle sera sa nouvelle décote ? et la petite Sarkozy, comment l’appeler ?) ont repoussé le sommet à aujourd'hui. Herman Van Rompuy, qui préside le Conseil européen, a dressé quelques missions plutôt simples à remplir avant le chapitre de l'euro. Il faudra ainsi adopter une position commune pour le G20, dire tout le bien de la mort (comment ça, la peine de mort est interdite au sein de l'UE ?) de Kadhafi, parler des élections en Tunisie, faire coucou aux Égyptiens et aux Syriens et parler du climat. Le climat qui devrait revenir d'actualité avec la conférence internationale de Durban en décembre où l'UE sera représentée par la Pologne dans les négociations. De quoi faire peur à certains.

Gageons tout de même que ce que tout le monde attend et qui mobilisera le plus le Conseil européen, c'est le sort de l'Eurozone avec le sommet prévu en fin de journée. Nicolas Sarkozy, président de la République française, et Angela Merkel, chancelière allemande, ont déjà annoncé des progrès dans la journée d'hier : recapitalisation des banques, la décote de la Grèce portée à 50 % et de nouveaux prêts à cette dernière pourraient être accordés.

En ce qui concerne la proposition allemande de traduire en justice les pays laxistes, on peut s'imaginer que le vieux couple franco-allemand ne se soit pas encore décidé hier soir, lors de son arrivée à Bruxelles.Ils ne sont d'ailleurs pas les seuls à décider. En théorie.

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