Un skatepark à l'ombre du Parlement Européen

Article publié le 21 mai 2014
Article publié le 21 mai 2014

À Bruxelles, les skateurs voient la vie en bleue. Leur terrain de jeu préféré : un espace donnant sur la gare de Bruxelles-Chapelle situé à seulement quelques pas du Parlement européen. Reportage photo, sur la planche.

Le ska­te­park de la rue des Ur­su­lines est situé au cœur de Bruxelles. On y ar­rive en tra­ver­sant le quar­tier chic de Sa­blon, où l’on peut ad­mi­rer les vi­trines des cho­co­la­te­ries les plus luxueuses de la ville. Quelque soit l’heure, les ska­teurs et les ama­teurs de pe­tites roues de tout âge et de toutes ori­gines se re­trouvent chaque jour entre l’école et l’église qui donne son nom à la rue. Je ren­contre Ser­gio et me rends compte tout de suite qu’il s’agit de l’en­droit par­fait pour prendre des pho­tos. À peine a-t-il aperçu mon ap­pa­reil photo que Ser­gio vient se pré­sen­ter, le sou­rire aux lèvres. Il a plein de choses à ra­con­ter…

Les gars du gang.

Ska­ters de la rue des Ur­su­lines

Le ska­te­park a ses risques, comme les écor­chures aux mains.

Prêt à se lan­cer sur la rampe.

« Cette année on ne fait pas du skate, on surfe »

Ser­gio m’ex­plique que le ska­te­park change sou­vent de vi­sage. Chaque année, l’équipe qui le gère de­mande à un nou­vel ar­tiste de venir peindre les rampes et les bowls si ca­rac­té­ris­tiques du lieu. En sep­tembre der­nier, ils ont in­vité l’écri­vain Ca­ro­line Bru­notte qui a re­cou­vert le ci­ment de vagues bleues et blanches. Pour le jeune ska­ter, c’est le plus beau tra­vail ja­mais réa­lisé : « cette année on ne fait pas du skate, on surfe ». Entre deux blagues, Ser­gio me montre ses tricks, tombe, se fait mal, se re­lève puis me montre ses ci­ca­trices aux che­villes, celles sur ses mains et de­mande à voir les pho­tos que j’ai prises. Cer­taines ne lui plaisent pas. Il veut re­faire son flip, être plus tech­nique. Pen­dant ce temps  des ska­teurs de tout âge ont en­vahi le lieu.

Un sport po­table.

Les ska­teurs s’aiment aussi.

L’ex­pé­rience laisse des traces.

le flip par­fait

Ser­gio s’ar­rête un ins­tant, il me dit qu’au prin­temps les plus âgés or­ga­nisent des le­çons pour les plus jeunes. Il a tout ap­pris dans ce ska­te­park. Je prends d’autres pho­tos. Il re­garde ses amis la tête haute. Il sou­rit. Il va à l’école dans le coin et une fois les cours ter­mi­nés, il vient tou­jours ici. Quand il tombe de son skate il se re­lève. Le voilà qui donne la par­faite im­pul­sion du pied droit pour être plus tech­nique. Je lui fais signe et prend une autre photo. Je sou­ris, il re­vient vers moi en criant que son flip était par­fait.

Cer­tains ar­rivent même à lire.

Flip des doigts.

Ras le bowl.

Der­niers ré­glages.

Cet ar­ticle fait par­tie d'une édi­tion spé­ciale consa­crée à Bruxelles et réa­li­sée dans le cadre du pro­jet « EU-to­pia Time to Vote » ini­tié par ca­fé­ba­bel en par­te­na­riat avec la fon­da­tion Hip­po­crène, la Com­mis­sion eu­ro­péenne, le Mi­nis­tère des Af­faires étran­gères et la fon­da­tion EVENS. Re­trou­vez bien­tôt tous les ar­ticles à la Une du ma­ga­zine.