Un petit pas pour le PES, un grand pas pour l'europe (et un autre en arrière)

Article publié le 24 février 2009
Publié par la communauté
Article publié le 24 février 2009
C'est arrivé mais on en a rien su Suite de l'interminable feuilleton de la lutte acharnée du president Français pour imposer la loi Hadopi en France, et du combat qui s'en est suivi en Europe avec un nouveau retournement ( on ne saurait trop vous conseiller de lires les articles précédents ) Aux dernières nouvelles, le president français, après avoir été contrarié par l'amendement 138 du
parlement européen, avait réussi à le balayer d'un trait de plume en compagnie des autres chefs d'États.

La nouvelle version du "paquet telecom" devait repasser au vote devant le parlement européen, selon la procédure d'entubation de conciliation en vigueur.

C'était un socialiste, Bono, qui avait réussit a bloquer la loi Hadopi grâce à l'amendement 138.

Et c'était un Autre Socialiste européen, Medina, qui s'était chargé de l'enterrer au sein de la commission préparant la conciliation....

Double confusion pour les citoyens européens, qui vont bientôt se rendre aux urnes: celle de voir avec quelle facilité le parlement européen se laissait balayer par des représentants non élus pour cela et non responsables...et celle de voir l'incohérence qui règne au sein du groupe des socialistes européens.

Et voila que les socialistes se sont réveillés : ils ont désavoué le rapport Medina et remis de l'ordre dans leurs rangs. Selon la Quadrature.net, le rapport est ainsi reporté sine die.

Dommage que personne n'en ai rien su (comme d'habitude) car de ce combat dépend la liberté de l'internet pour les prochaines années....

le combat est d'ailleurs loin d'être terminé, car il faudra bien que la procédure de conciliation reprenne. Voila une affaire en cours qui devrait épicer les débats citoyens, au lieu d'être cachée sous le tapis...en attendant la fin des élections.

Les socialistes europeens auraient tout intérêt à le mettre en avant....

...et un pas en arrière

En s'exprimant comme un véritable parti politique, le PES a démontré qu'il pouvait avoir une existence réelle , et partant, une influence centrale sur la conduite des affaire de l'UE.

Malheureusement, ce grand pas pour l'Europe a été suivi par un autre pas, en arrière cette fois, dans l'affaire "barroso", rapportée par le blog "les coulisses de Bruxelles".

Le parlement demanda en effet au Président de la Commission de s'expliquer concernant des allégations sur sa participation présumée dans l'affaire des transferts secrets de détenus vers Guantanamo pour le compte des services secrets Américains...

Et voila qu'une partie des socialistes européens, portugais en l'occurrence, se mettent à soutenir le president Barroso, qui appartient au parti adverse dans leur Etat comme au sein de l'UE...la cacophonie prenant de l'ampleur dans les rangs du Parti Socialiste Européen avec des multiples soutiens, pas toujours très "lisibles", venant de socialistes d'autres Etats...

Solidarité nationale déplacée ? Plus certainement, encore une fois, le triomphe de la politesse consensuelle ( au mieux) ou , au pire, la poursuite de stratégies claniques liées aux affaires intérieures...

Des signes encourageants donc, mais les citoyens attendant toujours un parti socialiste européen capable d'une stratégie europeenne cohérente, au delà du consensus du manifesto...et de porter l'espoir d'une alternance à la tête de l'UE.