Un pacte de compétitivité pour sortir de la crise économique

Article publié le 12 mars 2011
Article publié le 12 mars 2011
Par Bertrand Habay Les dirigeants de la zone euro étaient réunis ce vendredi 11 mars à Bruxelles afin de prendre des mesures pour améliorer leurs défenses face aux crises économiques. Après avoir débattu plus de huit heures, ils se sont entendus dans pour rendre plus flexibles les instruments actuels et futurs de soutien à la zone euro.

Un assouplissement est introduit dans le fonctionnement de l’actuel Fonds européen de stabilité financière (en vigueur jusqu’en 2013) et du futur mécanisme de stabilité financière. Concrètement, ceux-ci pourront prêter davantage et pourront racheter des obligations des pays en difficulté sur le marché primaire, les banques étant priées de se débrouiller seules sur le marché secondaire.

Une avancée face à la crise de la dette

Les pays de la zone euro ont aussi adopté un pacte pour réformer leurs économies. Ils effectuent ainsi une avancée dans leur réponse à la crise de la dette. Le « pacte pour l’euro » sur lequel les chefs de gouvernements se sont mis d’accord consiste à renforcer la convergence des économies européennes en poussant les gouvernements à les réformer, sur une base volontaire toutefois. Ce pacte devra notamment agir en matière de fiscalité.

Il est important de souligner qu’il ne s’agit là que d’un accord de principe qui ne sera finalisé que lorsque toutes les mesures actuellement en discussion au sein de l’Union monétaire pour mettre en place un dispositif anticrise auront été approuvées.

Le Portugal et la Grèce félicités, l’Irlande repart bredouille

Les dirigeants européens ont salué les nouvelles mesures d’austérité annoncées vendredi par le Portugal, pour « garantir » la réduction de ses déficits. Parmi celles-ci, des économies dans le secteur de la santé, une nouvelle baisse des dépenses sociales, ou l’imposition d’un plafond de dépense pour les entreprises publiques.

La Grèce a, quant à elle, été félicitée pour son sérieux par une réduction de son taux d’emprunt et par un rallongement de sa période de remboursement.

En revanche, le problème de l’Irlande n’a toujours pas été tranché. Les conditions des prêts qui lui sont alloués, également en discussion vendredi, seront réétudiées les 24 et 25 mars prochains lors d'un sommet à 27 où une réponse «globale» de l'UE à la crise doit être présentée. Selon le président du Conseil européen Herman Van Rompuy, « les Irlandais n'ont pas rempli toutes les conditions donc ils ne peuvent bénéficier d'un taux réduit pour le moment ». Le nouveau Premier ministre irlandais, Enda Kenny, dont un des mots d’ordre de la campagne électorale était de renégocier les conditions du plan de sauvetage financier international de 85 milliards d'euros mis sur pied en novembre pour son pays, qu’il trouvait trop strict, est donc reparti bredouille.