UN APERCU DU SVE DE DEUX VOLONTAIRES DE MACEDOINE

Article publié le 26 mars 2014
Article publié le 26 mars 2014

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Le Service Volontaire Européen est une des actions du programme Jeunesse en Action ; fondé par l’Union Européenne ce programme vise à diversifier les compétences et la participation générale des jeunes dans des projets de développement.

Photo de Bla­gica Gjor­gi­jevska

En­tre­tien ef­fec­tué par Ta­mara Mi­le­tic

Le Ser­vice Vo­lon­taire Eu­ro­péen est une des ac­tions du pro­gramme Jeu­nesse en Ac­tion ; fondé par l’Union Eu­ro­péenne ce pro­gramme vise à di­ver­si­fier les com­pé­tences et la par­ti­ci­pa­tion gé­né­rale des jeunes dans des pro­jets de dé­ve­lop­pe­ment. De­puis 2009, Mla­din­fos est un or­ga­nisme d’en­voi et d’ac­cueil qui offre à beau­coup de jeunes venus de toute l’Eu­rope l’op­por­tu­nité de prendre part à cette in­croyable ex­pé­rience qu’est la dé­cou­verte du monde et de ses dif­fé­rents peuples et cultures. Jus­qu’à pré­sent nous avons ac­cueilli plus de 15 vo­lon­taires de Slo­va­quie, de Po­logne, du Por­tu­gal, d’Es­pagne, de Bel­gique, de Hol­lande et de Croa­tie qui nous ont aidé à dé­ve­lop­per nos ac­ti­vi­tés et notre tra­vail ; nous avons éga­le­ment en­voyé plus de 35 Ma­cé­do­niens à l’étran­ger, des jeunes qui vou­laient étendre le do­maine de leurs ex­pé­riences, ap­prendre à vivre et se dé­brouiller dans un nou­vel en­vi­ron­ne­ment, ainsi que concré­ti­ser leurs idées. Comme cer­tains d’entre eux sont ac­tuel­le­ment en plein Ser­vice Vo­lon­taire, nous leur avons de­mandé de par­ta­ger leurs im­pres­sions et de ré­flé­chir à la ma­nière dont leur vo­lon­ta­riat a in­flué sur leur fu­tures per­cep­tions de la vie, de la culture, du tra­vail, de la vi­sion de la réa­lité et de leur vue sur les so­cié­tés eu­ro­péennes.

Bla­gica Gjor­gi­jevska et Ana Pe­tru­sevska par­ti­cipent à deux pro­jets dif­fé­rents en Ita­lie et en Slo­va­quie. Bla­gica ef­fec­tue son vo­lon­ta­riat dans l’ONG UILDM  Se­zione La­ziale basée à Rome (Ita­lie) et qui s’oc­cupe d’en­vi­ron un mil­lier de per­sonnes at­teintes de ma­la­dies neu­ro­mus­cu­laires et neu­ro­lo­giques ; Ana s’est quant à elle  en­ga­gée au sein de Kru­pina, un centre pour la jeu­nesse en Slo­va­quie qui four­nit les in­for­ma­tions sur les dif­fé­rents ser­vices et sou­tiens mis à la dis­po­si­tion de la jeu­nesse lo­cale. Les deux pro­jets, bien que dif­fé­rents, ont of­fert à nos deux vo­lon­taires une ex­pé­rience qui a changé leur vie.

1. Qu’est-ce qui vous a per­son­nel­le­ment poussé à par­ti­ci­per à un SVE ?

Bla­gica : J’ai tou­jours été in­té­res­sée par les pro­grammes de vo­lon­ta­riat in­ter­na­tio­nal pace que je vou­lais voir com­ment le vo­lon­ta­riat fonc­tionne en de­hors de mon pays d’ori­gine. J’étais at­ti­rée par les ma­nières de vivre et les cultures de peuples dif­fé­rents. Je sa­vais que prendre part à une seule ex­pé­rience SVE pour­rait être un cer­tain défi pour moi, sur­tout parce je n’ai pas beau­coup voyagé ; mais j’aime les défis donc j’ai choisi de prendre une telle dé­ci­sion et de me mettre à l’épreuve.

Ana : Par­ti­ci­per à un SVE si­gni­fie pour moi ac­quérir une nou­velle ex­pé­rience to­ta­le­ment dif­fé­rente dans le do­maine de l’édu­ca­tion. Mon pro­jet concerne le tra­vail avec les en­fants et les jeunes et jus­qu’à pré­sent je suis ex­trê­me­ment sa­tis­faite de mes ac­ti­vi­tés. De plus, je vou­lais ap­prendre une nou­velle langue et la ma­nière la plus ef­fi­cace pour y par­ve­nir est de vivre à l’étran­ger.

2. Que pou­vez-vous nous dire à pro­pos de votre ex­pé­rience de vo­lon­taire ? Que faites-vous exac­te­ment dans votre or­ga­nisme d’ac­cueil ?

Bla­gica : De­puis le début, quand j’ai réa­lisé que mon as­so­cia­tion aide les per­sonnes at­teintes de dys­tro­phie mus­cu­laire, je res­sens une grande res­pon­sa­bi­lité au re­gard de mon rôle et de ma contri­bu­tion au sein d’UILDM Lazio, et cela m’a en­core plus mo­ti­vée pour prendre part à cette ex­pé­rience. Cha­cun a sa place et une tâche bien dé­fi­nie dans l’or­ga­ni­sa­tion de l’as­so­cia­tion, et cha­cun tra­vaille avec dé­voue­ment, consi­dé­ra­tion, une éner­gie po­si­tive, et, le plus im­por­tant, avec le sou­tien des vo­lon­taires SVE de pays et de cultures dif­fé­rentes. En tant que vo­lon­taire je rends vi­site aux per­sonnes han­di­ca­pées et je les aide dans leurs tâches quo­ti­diennes ou tout sim­ple­ment dans leurs loi­sirs. Je vi­site des mo­nu­ments avec eux, des mu­sées, je les ac­com­pagne au ci­néma ou nous nous pro­me­nons. Une autre fa­cette de mon vo­lon­ta­riat est l’aide que nous ap­por­tons à ces per­sonnes pour qu’elles construisent leur propre au­to­no­mie, en les sui­vant dans le pro­ces­sus de so­cia­li­sa­tion et d’in­té­gra­tion dans la so­ciété ita­lienne et par consé­quent nous leur ap­por­tons un sen­ti­ment de li­berté, d’in­dé­pen­dance de leur pa­rents ou de leurs in­fir­mières.

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