UK et UE : je t'aime moi non plus

Article publié le 29 novembre 2014
Article publié le 29 novembre 2014

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

On s'y attendait, un nouveau siège a été récupéré par le nouveau député UKIP, ex-Tory, Mark Reckless. Les politiques ont maintenant dans leur ligne de mire les élections générales et leurs futures camapgnes. Mais que deviennent les mouvements pro-britanniques au sein de l'UE ?

UKIP a encore une fois frappé avec quelques 2 920 votes sur une majorité conservatrice de 10 000 électeurs, lors des dernières élections partielles, grâce à l'ex-conservateur Mark Reckless. La campagne fut intense et l'atmosphère qui règne en Grande-Bretagne se fait plus pesante au vu des prochaines élections générales de 2015.

Les positions se précisent et Nick Clegg, dirigeant du parti des Lib Dem, a exclu toute coalition avec UKIP. Nigel Farage, leader de UKIP, a déclaré qu'il "signerait un pacte avec le diable" pour engager le référendun qui remettra en question l'adhésion du Royaume-Uni à l'Union Européenne. En réaction, Nick Clegg souligne [qu'il] ne [s'assira] jamais autour d'une table avec Nigel Farage, et considère que c'est une volonté réciproque." Quant à David Cameron, l'idée d'une coalition Tory-UKIP est également inenvisageable, et encore moins avec le parti travailliste d'Ed Miliband.

C'est maintenant un Royaume-Uni divisé par des luttes intestines et un manque flagrant de perspectives d'avenir qui se tient devant nous. Le Daily Express constate qu'un quart des membres du gouvernement Cameron serait près à voter la sortie de l'Union Européenne si un plebiscite était mené en ce moment. Mais que dire des autres mouvements idéologiques britanniques qui souhaitent voir leur pays demeurer dans l'Union Européenne, mais dont les médias taisent le nom ?

Qui défend l'Europe outre-Manche ?

De nouvelles associations, mouvements et groupes de réflexion ont récemment vu le jour pour défendre le Royaume-Uni et se faire entendre : British Influence, Pro Europa, Business New Europe, European Mouvement et Centre for European Reform. Tous ces groupes ont la conviction que le Royaume-Uni se porte bien mieux en tant que membre de l'UE. Ils sont à but non lucratif, indépendants politiquement et ne sont ni subventionnés par le gournement britannique ni par l'Europe. Leur existence est possible grâce à des dons privés et à l'organisation d'événements qui leur permettent d'élever la voix. Grâce à des meetings, des séminaires et des conférences, ces associations rassemblent des acteurs venus du monde politique, des entreprises et des faiseurs d'opinion.

Une chose est sûre, ces groupes refusent tous le référendum, qui selon eux invalidera le Royaume-Uni sur de nombreux points, notamment l'emploi, l'export et les investissements à l'étranger, le commerce, l'écologie, le pouvoir de négociation contre les multinationales, la libre circulation des travailleurs et des étudiants (et surtout la facilité de voyager), la paix et la démocratie, l'influence du Royaume-Uni dans le monde et la recherche de fonds - car comme l'a déclaré Nick Clegg, "quitter l'UE serait un suicide économique."