Transition énergétique : une opportunité pour l’Afrique

Article publié le 11 septembre 2016
Article publié le 11 septembre 2016

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Parmi les épreuves qui se dressent sur la route du développement de l’Afrique, le réchauffement climatique doit être désormais identifié comme la plus importante. 

Réunis à Londres en 2007 pour un colloque consacré  à la  recherche de solutions pérennes pour affronter la montée (en partie inéluctable) des températures, les experts du GIEC ont dressé  un constat implacable : toutes les populations  ne seront pas impactées de la même manière, il y aura même peut-être quelques gagnants (la Russie notamment, avec la montée des isothermes de culture du blé en Sibérie) mais le continent africain sera à coup sûr le continent martyr de la hausse des températures. 

Aussi, la transition énergétique doit susciter tous nos efforts. Nous pouvons d’ores et déjà nous réjouir, comme le dit clairement un récent rapport du WWF (World Wild Fund for Nature) du caractère « irréversible » de cette transition. Effectivement, le rapport d’activité de l’Agence Internationale pour l’Energie (AIE), publié en 2016, montre que les émissions de CO² se sont maintenues à 32,1 Mrds de tonnes en 2015, alors même que la croissance mondiale a été dans le même temps de 3%. Autrement dit, l’économie mondiale a bel et bien entamé une mue lui permettant de produire plus de richesse en émettant moins de dioxyde de carbone.

Bien sûr, on pourrait nuancer ce constat en rappelant que le CO² n’est pas le seul gaz responsable du changement climatique. Mais la dynamique positive n’en n’est pas moins réelle. Alors que les nouvelles capacités de production, en 2014, n’étaient qu’à 50% renouvelables, elles sont passées à 90% en 2015. Par ailleurs, la consommation de charbon de la Chine a diminué pour la deuxième année consécutive, de manière assez marquée. 

Une transition énergétique qui est beaucoup plus favorable à l’économie et à l’emploi. En terme d’investissements, les EnR ont attiré plus de 256 milliards d’euros l’année écoulée, sans commune mesure avec le charbon ou le gaz. Corolaire logique, ce sont désormais plus de huit millions de personnes qui travaillent dans ce secteur à travers le monde. Avec ds membres du G8 qui sont talonnés, voire dépassés : le Brésil y emploie près d’un millions de salariés, alors que les Etats-Unis sont à moins de 800 000 ; Inde et Japon sont à égalité avec 400 000 postes chacun ; la Chine domine avec 3,5 millions d’emplois, loin devant l’Europe (1,17M).

Pour l’Afrique aussi les perspectives sont encourageantes. Car la bonne nouvelle concerne en particulier le solaire. WWF indique en effet dans son rapport que le côut d’exploitation de l’énergie solaire avait été divisée par cinq en six ans, et que la tendance devrait encore se poursuivre dans les 10 ans à venir, "faisant du photovoltaïque le mode de génération de l'électricité le moins coûteux qui soit". C’est une opportunité formidable qui s’offre à nous, à condition de savoir nous doter des infrastructures nécessaires, et de trouver les financements adéquats. Le challenge est important, mais nous saurons le relever.

Aussi, la transition énergétique doit susciter tous nos efforts. Nous pouvons d’ores et déjà nous réjouir, comme le dit clairement un récent rapport du WWF (World Wild Fund for Nature) du caractère « irréversible » de cette transition. Effectivement, le rapport d’activité de l’Agence Internationale pour l’Energie (AIE), publié en 2016, montre que les émissions de CO² se sont maintenues à 32,1 Mrds de tonnes en 2015, alors même que la croissance mondiale a été dans le même temps de 3%. Autrement dit, l’économie mondiale a bel et bien entamé une mue lui permettant de produire plus de richesse en émettant moins de dioxyde de carbone. Bien sûr, on pourrait nuancer ce constat en rappelant que le CO² n’est pas le seul gaz responsable du changement climatique. Mais la dynamique positive n’en n’est pas moins réelle. Alors que les nouvelles capacités de production, en 2014, n’étaient qu’à 50% renouvelables, elles sont passées à 90% en 2015. Par ailleurs, la consommation de charbon de la Chine a diminué pour la deuxième année consécutive, de manière assez marquée.  Une transition énergétique qui est beaucoup plus favorable à l’économie et à l’emploi. En terme d’investissements, les EnR ont attiré plus de 256 milliards d’euros l’année écoulée, sans commune mesure avec le charbon ou le gaz. Corolaire logique, ce sont désormais plus de huit millions de personnes qui travaillent dans ce secteur à travers le monde. Avec ds membres du G8 qui sont talonnés, voire dépassés : le Brésil y emploie près d’un millions de salariés, alors que les Etats-Unis sont à moins de 800 000 ; Inde et Japon sont à égalité avec 400 000 postes chacun ; la Chine domine avec 3,5 millions d’emplois, loin devant l’Europe (1,17M). Pour l’Afrique aussi les perspectives sont encourageantes. Car la bonne nouvelle concerne en particulier le solaire. WWF indique en effet dans son rapport que le côut d’exploitation de l’énergie solaire avait été divisée par cinq en six ans, et que la tendance devrait encore se poursuivre dans les 10 ans à venir, "faisant du photovoltaïque le mode de génération de l'électricité le moins coûteux qui soit". C’est une opportunité formidable qui s’offre à nous, à condition de savoir nous doter des infrastructures nécessaires, et de trouver les financements adéquats. Le challenge est important, mais nous saurons le relev